mercredi 29 mars 2017

Didier Marouani, star de Russie

Nul n'est prophète en son pays dit-on.

Didier Marouani semble en être l'illustration.

Né le 14 juillet 1953 à Monaco, Didier commence sa carrière de musicien  à 17 ans quand il rencontre Etienne Roda-Gil.
Ce dernier l'encourage à écrire pour différents artistes comme Nicoletta ou Régine.

Le poète lui confie 10 textes qu'il met en musique sur un album publié chez Barclay en 1974.

Les disques suivants ne rencontrent pas le succès et en 1977, Didier Marouani fonde le groupe Space et se lance dans la musique électronique.

La reconnaissance arrive enfin : 10 millions de disques vendus de par le monde en 3 albums, dont le plus célèbre "Magic fly".

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Les frères Bogdanoff font appel à lui pour composer le générique de la première émission de science-fiction de la télévision, Temps X

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Après avoir composé deux titres pour Gloria Gaynor, dont "My Love Is Music",

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il est invité par le gouvernement soviétique à donner des concerts dans le pays.

Il y est devenu une véritable star, statut qui perdure encore de nos jours.
C'est en Russie qu'il compose avec son groupe le premier Opéra de l'Espace, dont voici un extrait :

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Mais si j'ai voulu faire un article sur Didier Marouani, c'est surtout parce que j'ai enfin retrouvé sur Youtube des vidéos de ses prestations télévisées à ses débuts.

J'ai eu à l'époque un vrai coup de coeur pour ce jeune homme (un fantasme sans doute).
Mais jugez vous même : on retrouve dans ces chansons l'inspiration de Roda-Gil et les musiques de Didier ne sont pas sans rappeler le Julien Clerc de l'époque.

"Pacotille, petite fille"

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"Sigmaringen"


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et ce bijou : "Si tu m'avais vraiment aimé"


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lundi 27 mars 2017

Tintin aux Pays imaginaires

Dans l'univers de la bande dessinée on trouve souvent des pays imaginaires mais rares sont ceux qui ont, comme chez Hergé, un hymne, un dirigeant et un drapeau.

Les deux plus connus de ces pays de fiction sont bien sûr, le royaume de Syldavie, gouverné par sa Majesté Muskar XII :


et son voisin, la république de Bordurie du dictateur Plekszy-Gladz :


Un autre pays que l'on retrouve dans plusieurs albums, l'émirat du Khemed, régit par son altesse Ben Kalish Ezab :


Dans les aventures sud-américaines du petit reporter, on côtoie le Nuevo Rico


et son ennemi héréditaire, le San Theodoros, où les généraux Alcazar et Tapioca alternent au pouvoir


Si la principauté indienne de Rawhajpoutalah fait exception, puisque le maharadja n'a pas de nom et le pays pas de drapeau, peut être avez vous oublié ce pays qui finance une expédition concurrente à celle de Tintin dans l'épisode de "L'île mystérieuse", 


le Sao Rico !

samedi 25 mars 2017

Cravate Club


Cravate Club est une pièce de théâtre écrite en 2001 par Fabrice Roger-Lacan et créée au théâtre de la Gaîté Montparnasse par Charles Berling et Edouard Baer.

Adrien et Bernard dirigent un cabinet d'architectes et sont amis de longue date en dépit de modes de vie très différents.
Le soir des 40 ans de Bernard, Adrien lui apprend qu'il ne pourra pas assister à la fête car il doit se rendre au dîner mensuel de son club.
Leur amitié résistera-t-elle à cette révélation et à cette défection ?

Pas trace de la création de cette pièce sur youtube, aussi je vous propose un extrait d'une version donnée par Pierre Gautier et Pierrick Vidal dans une audition publique du Cours Simon :

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mercredi 22 mars 2017

Concours Eurovision (50) : Katja Ebstein, 3 fois placée...

Par trois fois, Katja Ebstein a représenté son pays, l'Allemagne, au Concours Eurovision de la Chanson.

En 1970 avec "Wunder gibt es immer wieder"
paroles de Günther Loose, musique de Christian Bruhn

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recueille 12 points et termine 3ème sur 12.

L'année suivante, elle interprète "Diese Welt"
paroles de Fred Jay, musique de Dieter Zimmermann

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reçoit au final 100 points et finit encore 3ème.

De retour en 1980 avec "Theater"
paroles de Bernd Meinunger, musique de Ralph Siegel

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Cette fois, elle remporte la deuxième place avec 128 points.

A ce jour, Katja est la seule multi candidate a être montée sur le podium à chacune de ses participations.
Hélas pour elle, jamais sur la plus haute marche !

lundi 20 mars 2017

Rêve de Fer


Publié en 1972, ce roman de l'écrivain étatsunien Norman Spinrad (New York, 1940), est une uchronie atypique.


Dans un univers parallèle, Adolf Hitler, ancien combattant de la Première Guerre Mondiale, s'est exilé aux Etats Unis en 1919 où il exerce le métier de traducteur et surtout d'illustrateur de magazines.
En 1935, il s'estime suffisamment bon en anglais pour commencer une carrière de romancier de science-fiction.
En 1955, la Convention annuelle lui décerne à titre posthume (il est décédé en 1953) le Prix Hugo pour son oeuvre phare "Le Seigneur du Svastika".
Cet ouvrage expose les thèses et obsessions personnelles du Hitler que nous avons connu, au travers d'un space opera au scénario classique mettant en avant un  héros providentiel qui lutte avec force contre des peuples étrangers dégénérés.

Une préface de Spinrad lui même, propose une biographie de l'auteur.
Le roman est suivi d'une post-face dans laquelle un spécialiste fictif, Homer Whipple, analyse l'ouvrage en mettant en lumière sa construction et les obsessions d'Hitler.
Il pousse l'astuce en soulignant qu'il est heureux que cet homme ne se soit jamais lancé en politique...


Cette mis en abîme est certes provocatrice mais ne peut, en aucun cas, être prise pour une apologie du nazisme : la présentation et la note finale ne laissent aucun doute quant à l'opinion de Spinrad.

C'est l'ensemble qui fait la valeur de cette oeuvre, car le roman du pseudo Hitler, est un peu répétitif et donne l'impression de déjà lu.
A découvrir de toute façon, pour réfléchir sur l'Histoire et la conquête du pouvoir.

samedi 18 mars 2017

Andrew Tarusov, vieillir les héros animés


Ce charmant jeune homme, Andrew Tarusov, est né en Russie, à Rybinsk et vit actuellement à Los Angeles, Californie.

Son occupation principale, c'est le dessin.
De pin-up en tous genres.
Mais pas seulement.

Il s'amuse aussi à caricaturer les hommes d'état du Monde en animaux :

Vladimir Poutine
Angela Merkel


S.M. Elisabeth II

François Hollande

Donald Trump
Et ce petit farceur a imaginé à quoi pourraient ressembler les héros de dessins animés devenus vieux :











mercredi 15 mars 2017

Hamilton, Père Fondateur Hip-hop

Si vous avez déjà eu entre les mains un billet de 10 dollars US, vous vous êtes peut être demandé qui était le personnage en son centre.


Alexander Hamilton est né le 11 janvier 1757 dans la petite île des Antilles de Niéves.
Fils d'un marchand écossais de St Christopher et d'une descendante de protestants français, il doit, suite à la faillite de son père et le décès de sa mère, se lancer dans la vie active à 11 ans !
Avec une étonnante maturité, il exerce la profession de comptable puis de gestionnaire des affaires d'un certain Nicholas Cruger.
Hamilton gagne les Etats-Unis en 1772 pour y compléter ses études.
Celles-ci sont interrompues par la guerre d'indépendance en 1776.
Ayant mis sur pieds une compagnie d'artillerie qui s'illustre par sa bravoure lors des premiers combats, il devient aide de camp de George Washington et prend une part active à la victoire décisive de Yorktown.
Hamilton a une très grande influence dans la rédaction de la Constitution américaine et devient le premier Secrétaire au Trésor sous la présidence de Washington en 1789.


Visionnaire pour l'époque, il propose d'affranchir les esclaves enrôlés dans la guerre de libération, et, après avoir quitter le gouvernement, il crée un embryon d'armée fédérale avec laquelle il menace la Virginie qui s'oppose à ce projet. De même, il fera abolir la commerce des esclaves dans la ville de New-York par une loi en 1799.
Il marque aussi sa différence avec Thomas Jefferson qui ne voit l'avenir du pays qu'isolationniste et rural, alors que pour lui, l'avenir est dans l'industrie et le commerce avec les puissances d'Europe.
Il défend un strict équilibre entre le pouvoir fédéral et celui des états et fonde le Parti Fédéraliste pour porter son message : celui d'un Etat garant de l'intérêt général, de la liberté d'entreprendre, et de la primauté des institutions, issus de la volonté populaire, comme protection contre les errements et les excès du peuple.

En 1796, il oeuvre à barrer la route de la présidence à Jefferson et provoque celle de John Adams.
Il combat également ce dernier en 1800, aidant cette fois à la victoire de Jefferson contre Aaron Burr, son adversaire absolu.


Celui-ci, devenu malgré tout vice-président, déteste Hamilton et prend prétexte d'un propos soit disant injurieux qu'aurait tenu ce dernier pour le provoquer en duel.
L'affrontement à lieu le 11 juillet 1804 dans le New Jersey. Les circonstances restent floues - les témoins s'étant détournés de la scène pour ne pas risquer d'être inquiétés - mais si Burr s'en sort indemne, Hamilton est grièvement blessé à l'abdomen et décède le jour suivant.

Des obsèques solennelles lui sont faites et de nombreux lieux portent son nom mais la mémoire d'Hamilton s'estompe au fil du temps. En cause, en particuliers, sa vie privée très libertine pour l'époque - certains parlent même de bisexualité - mais ses idées politiques font leur chemin et au début du XX° siècle, les présidents gouvernent comme l'avait proposé Hamilton.

En 2014, le dramaturge-compositeur-acteur Lin Manuel Miranda,


découvre pendant ses vacances, la biographie d'Alexander Hamilton et estime que cette vie mérite d'être rappelée au public.
Il compose un rap hommage qu'il interprète à la Maison Blanche devant Barak Obama.


Il développe l'idée en comédie musicale qui devient en 2016, un phénomène social, raflant toutes les récompenses possibles - Emmy, Grammy, Drama Desk, Tony et même Prix Pulizer ! - avec des textes inspirés des écrits d'Hamilton et une musique hip-hop, peu commune dans ce style de spectacles :

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dimanche 12 mars 2017

Phare Ponleu Selpak, cirque khmer

Depuis 1994, Phare Ponleu Selpak, en français " La Lumière des Arts", donne à des enfants et des jeunes adultes défavorisés la possibilité de se réaliser par les arts circassiens.

A l'origine, il fut créé à Battambang par neuf jeunes, rendus orphelins par les Khmers Rouges et éduqués par le Père Pierre Ceyrac et une professeur française Véronique Decrop.

Leur but était de prendre en charge à leur tour les enfants sans parents à la fin de la guerre civile.

Outre les disciplines du cirque, l'association dispense des cours d'arts plastiques et de musique ainsi que de chant, de théâtre et de mime.

La troupe a reçu en 2014 le Prix du Prince Claus, récompense néerlandaise pour les créateurs attentifs à l'épanouissement de leurs semblables au travers de diverses disciplines artistiques.

En janvier dernier, à Siem Reap où Phare est installé désormais, la joie d'assister à leur nouveau spectacle, Sokha, qui retrace l'histoire récente du Cambodge du règne de Sihanouk à nos jours, en passant par la sinistre tyrannie khmer rouge.

Quelques photos de mon crû :

















Et quelques vidéos trouvées sur Youtube pour compléter cet article :

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Un moment de divertissement et d'émotion partagés avec de jeunes artistes sympathiques qui seront en tournée en Europe au printemps 2017.
Avis aux amateurs !

vendredi 10 mars 2017

Saparmyrat Nyyazov, grand satrape du Turkménistan


Saparmyrat Nyyazov fut le Président de la République du Turkménistan du 19 janvier 1990 au 21 décembre 2006, jour de sa mort.

Celui qui était Premier Secrétaire du Parti Communiste de son pays, alors République Socialiste Soviétique de 1985 à 1990, était né le 19 février 1940 à Gypjak, dans la banlieue de la capitale Achgabat.

Devenu orphelin pendant la Seconde Guerre Mondiale, il est élevé par l'Etat soviétique.
Il rejoint le Parti Communiste en 1962 et gravit tous les échelons jusqu'à sa direction.

Au lendemain de l'indépendance, il transforme son pays en Nyyazovland, en y développant un culte de la personnalité inédit depuis Staline.

Il est à l'origine de la transformation de la capitale, Achgabat, en un véritable mausolée à sa gloire.

Quelques images pour s'en convaincre :

Tour de la Télévision
Stade  de la ville



Alem Center
Institut du Gaz et du Pétrole
Ministère de l'Information

Monument de l'Indépendance

Mosquée de Guypjak

Monument au cheval Akhal téké

Statue du Turkmenbashy

Le Ruhnama, Le Livre du Guide
Vue générale d'Achgabat