lundi 30 mars 2015

Gregg Homme

Voici une marque de sous vêtements masculins qui s'adresse directement dans ses spots à sa cible privilégiée: les gays.

Aucun doute quant à la destination des clips publicitaires de Gregg Hommes.
Jugez plutôt :

"Business strip"

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"Room service"

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"Guilty pleasure"

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samedi 28 mars 2015

Maisons de Dieu - 3



Pour faire suite aux cathédrales et aux mosquées, ,je vous propose un panorama des synagogues de style architectural contemporain qui émaillent notre Terre.

Tel Aviv
Grande Synagogue de Montréal
Bussy Saint Georges
Centre Culturel Juif de Metz
Temple Emanu El de Livingston, New Jersey
Philadelphie
Synagogue Cymbaliste de Tel Aviv
Nouvelle synagogue de Dresde
Celle de Mayence, toujours en Allemagne
Pour finir, la magnifique synagogue de Budapest, même si elle date de la fin du XIX° siècle





mercredi 25 mars 2015

Compositeurs d'ailleurs : Arvo Pärt


Arvo Pärt, est un compositeur de musique contemporaine estonien, né le 11 septembre 1935 à Paine.

Passionné depuis son plus jeune âge par la musique classique, il participe à 17 ans à un concours de composition mais, recalé, en ressort convaincu qu'il doit encrer sa musique dans la tradition balte ou bien innover radicalement.

Son passage au Conservatoire de Tallin lui permet d'amorcer sa carrière et lui vaut une reconnaissance officielle au point de remporter le Premier Prix des Jeunes Compositeurs de l'URSS en 1959. Ses oeuvres pour la scène assoient un peu plus sa notoriété.

Pärt s'oriente dans les années soixante vers la musique sérielle, ce qui lui vaut d'être en butte aux autorités soviétiques.
D'autant qu'il commence à composer des oeuvres sacrées, peu dans le goût du régime.

Ses réflexions sur la théorie musicale aboutissent en 1976 à une pièce qui inaugure un nouveau style qu'il qualifie de "tintinabuli".

Ses créations suivantes, épurées et d'inspiration religieuses, lui valent une renommé internationale et de nombreuses récompenses, dont la Légion d'Honneur en 2011.

"Stabat Mater", 1985

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"Au son de la pluie, au milieu du silence", 2004

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dimanche 22 mars 2015

Suna no Onna - La Femme des Sables


Sorti en 1964, La Femme des Sables, est le deuxième film du cinéaste japonnais Hiroshi Teshigahara (1927-2001).

En compétition au Festival de Cannes cette même année, il remporte le Prix Spécial du Jury.

Eponyme du roman de Kôbô Abé, c'est l'écrivain lui même qui en a réalisé l'adaptation.


Un instituteur, passionné d’entomologie et désireux de passer trois jours loin des tracasseries de la ville, se retrouve sur une immense plage presque déserte. Il fouine, cherche, fouille pour trouver des insectes, ceux des sables, pour compléter sa collection et inscrire son nom au revers d’un traité d’entomologie. Pris au piège de l’obscurité qui tombe, il est recueilli par des villageois bienveillants et il finit la nuit au fond d’un trou, dans une maison cachée sous une dune, avec une femme pour aubergiste. Au lendemain, l’échelle qui l’a fait descendre a été enlevée. L’homme est alors une seconde fois pris au piège, condamné à rester avec cette femme au fond d’un trou pour vider des tonnes et des tonnes de sables, toutes les nuits, éternellement, comme un énième labeur de Sisyphe. Entre révolte, colère, et résignation, l’entomologiste, qui prenait soin d’observer attentivement ses insectes, se retrouve à son tour agrafé dans la plus absurde des existences.

La composition des images et le jeu de la lumière (Iroshi Segawa) confèrent une impression d'irréalité à ce conte philosophique intemporel.
La musique, limite concrète, signée par Tôru Takémitsu, souligne l'ambiance étrange de l'aventure intime et universelle de l'histoire.
Eiji Okada (l'instituteur) et Kyoko Kishida (la femme) sont proprement inoubliables.
Un film fascinant qu'on ne saurait oublier.

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[...] Oh non, de quelque façon que l'on s'y prenne, ce n'est pas la force de l'intelligence qui fait tourner la vie humaine... Cette existence-ci, cette existence-là, l'évidence, c'est qu'il y a beaucoup de manières d'exister... et qu'il arrive parfois que l'autre versant, celui qui fait face au côté où l'on se trouve, vous apparaisse un tant soit peu plus désirable... A vivre ma vie comme je la vis, de me demander ce qu'il en adviendra est bien pour moi, en vérité, la chose du monde la plus insupportable ! Et quant à savoir ce qu'est au juste la nature de mon existence, ça, c'est une impossibilité de condition : aucun moyen d'en rien saisir... Mais quand même, si, sur ce chemin-là, il se trouve quelque côté plus clair où l'esprit aperçoive de quoi le distraire, si peu que ce puisse être... eh bien, j'ai beau ne pas savoir pourquoi, je finis par me persuader que c'est encore là la meilleure direction... [...]
                                                                                                            Kôbô Abé, Suna no Onna, 1962.

jeudi 19 mars 2015

Michel Jeury


Pendant un peu moins de deux décennies, entre 1972 et 1986, nous avons compté parmi nous un des plus grands écrivains de science fiction du monde, égal des plus illustres auteurs anglo-saxons.

Michel Jeury, né le 23 janvier 1934 à Razac d'Emet (Dordogne) s'est trouvé vers l'écriture dès les années 50 mais sans rencontrer le succès, malgré le Prix Jules Verne pour La Machine du Pouvoir.

Après une pause dans la création littéraire dans les années 60, Michel Jeury revient à la s-f en 1972 avec Le Temps Incertain qui marque son époque.


La chronolyse est une façon d'explorer le temps, de dissoudre le temps, de se projeter dans le passé, propulsé par une drogue dans l'esprit de quelqu'un d'autre.
Ainsi le Docteur Robert Holzach va-t-il se retrouver au XXème siècle dans le corps de Daniel Diersant, délégué par les phords de Garichankar pour empêcher les séides inquiétants de Harry Krupp Hitler Ier de faire basculer l'histoire. Diersant, face à une réalité qui se dédouble, se répète, se contredit, écartelé entre les injonctions contradictoires du Docteur Holzach, psychronaute, et des Pêcheurs de la Perte en Ruaba, risque de perdre la raison.
Et notre avenir...

Deux ans plus tard, Les Singes du Temps, en constituent le second volet.


Bienvenue dans le grand cirque du temps. Simon Clar est projeté dans le temps, dans les avenirs et les passés subjectifs du voyage chronolytique. Des empires se battent, des futurs qui veulent tous advenir se déchirent dans les coulisses de l'Histoire, Force ABC, BODIAC, Asuyos. Il suffit d'un brin de paille pour faire pencher la balance des avenirs.
Simon est un de ces fétus, un des singes du temps qui vagabondent entre les branches des possibles. Et il traverserait l'enfer pour l'amour de Maria-Lisa.


Michel Jeury propose en 1976, le dernier volume de sa trilogie dite de le chronolyse, Soleil Chaud, Poisson des Profondeurs :


2039. Voici venu le temps des hypersystèmes informatique et de la tyrannie des monopoles. C'est la lutte finale pour la domination du genre humain. Les deux supermultinationales, Dunn et Lunar, vont fusionner sous le contrôle de Hamilton. L'église va connaître l'unité annoncée par les prophètes de l'Ancienne et Mystique Eglise Cathpro.
Mais Shri Asanab Van Varagan, numéro 3 de l'Ecosénat, rival de Sir Oswald, s'oppose à la fusion. Et les deux réseaux d'ordinateurs qui contrôlent la planète, Word Losis et Univers Un, vont se battre à mort au risque de détruire la civilisation technologique tout entière.
Pendan,t que le syndrome psychiatrique « Soleil chaud poisson des profondeurs » fait des ravages dans toutes les castes de la population et que, aux portes de l'empire, les cavaliers de Malek Ozoungaria attendent les premiers signes de déconfiture pour donner l'assaut à l'hôpital Garichankar, puis au monde tout entier...
2039 : la fin des hypersystèmes ?


Cette suite romanesque constitue un des cycles majeurs de la science fiction française et figure au panthéon mondial.

En 1982, le roman L'Orbe et la Roue, remet Jeury au centre de la littérature d'anticipation.


Quand Mark Jervann d'Angun ressuscite, dix mille ans après sa première mort, on prétend l'obliger à changer de nom. Et parce qu'il refuse, il va lui falloir retourner dans l'univers-ombre, dans l'oubli.
Quand il renaît une nouvelle fois, vingt mille ans plus tard, sur une planète marine, le monde a bien changé. Les planètes du système solaire ont disparu. Broyées, elles ont servi à construire la Sphère de Govan qui entoure le soleil de ses milliers de mondes artificiels. Et la science s'est mise à ressembler à la magie.
Mark d'Angun se réveille en plein conflit. Entre les Ingénieurs qui ont construit la Sphère et les Seigneurs qui la possèdent. Mais la Sphère elle-même, forte de ses cerveaux artificiels, est en train de s'éveiller à la conscience...


Le Jeu du Monde, paru en 1985, est la dernière pierre remarquable du monument de Michel Jeury.


Bruno Mansa est entraîneur de Jeu troyen. Un entraîneur très entouré et très disputé dans une société où le jeu est devenu la principale activité sociale. Il y a les jeux de compétition et les jeux de hasard. Et Mansa, lors d'une remise en jeu, perd tout, ses points, sa situation.
Avec 287 points, on ne va pas loin, on peut tout au plus tenir un rôle de figurant dans un jeu de rôles grandeur nature. Mais il lui faut remonter la pente et aller voir dans les coulisses si le hasard n'est pas tricheur.
Dans un monde de simulations, où commence le réel ?

Puis il quitte le domaine littéraire qui a fait sa renommé pour proposer des romans régionalistes ou mémoriels.
Il n'y revient qu'épisodiquement à la fin du XX° siècle et du début du XXI°.
Il a publié aussi un certain nombre de recueils de nouvelles.

Il s'éteint le 9 janvier 2015 à Vaison la Romaine.

Gloire nationale méconnue d'un genre trop peu médiatisée, Michel Jeury est un auteur capital à (re)découvrir d'urgence.

lundi 16 mars 2015

Amazing Grace

Qui ne connait pas ce tube planétaire ?
Mais avez vous bien écouté les paroles et compris qu'il s'agit d'un hymne spirituel chrétien ?

A l'origine, on trouve un négrier anglais, John Newton.


En 1760, alors que son navire est pris dans une tempête et menace de sombrer, Newton est touché par la grâce et se convertit, lui le débauché notoire, à l'anglicanisme.
Sauvé de la fureur des eaux, il abandonne le trafic d'esclave et devient même un des plus ardents abolitionnistes du Royaume Uni.

Pour symboliser sa rédemption, il écrit les paroles d'une sorte de cantique dont la forme musicale ne sera fixée qu'un siècle plus tard, vraisemblablement par un certain William Walker qui compile dans un style pentatonique, deux airs traditionnels à l'origine inconnue.

Laissons de côté les interprétations "classiques" à base de cornemuses, pour écouter cette version du ténor italien, Andrea Bocelli :

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Le peuple amérindien des Cherokee en a fait son hymne national :

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Le Choeur de la ville sud-africaine de Soweto en a donné également une version très émouvante :

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Et pour clore ce tour du monde, voici Ayako Ishikawa au violon et Eisuke Mochizuki , au piano, dans une variation orchestrale classique de cette chanson mythique et universelle :

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vendredi 13 mars 2015

David Marinos


Moitié grec moitié ukrainien, David Marinos est un très jeune artiste plastique et photographe dont la notoriété grandit de jour en jour.

Pensez, il est né en 1998 ! Et il a déjà reçu un grand prix international, The Best Young Artist 2012, donc à 14 ans !

Il créé dans de multiples directions et selon des influences très variées.

Jugez-en avec ces quelques clichés :


















mardi 10 mars 2015

Mark Winmill, star du Boylesque

Dans les pays anglophones le burlesque désigne un spectacle de strip tease féminin sans connotation érotique ni volonté d'excitation. Il peut même revêtir un caractère franchement humoristique.

Son équivalent masculin, c'est le boylesque.

L'australien Mark Winmill en est une des stars dans son pays.
Et sa participation - sous le nom de Captain Kidd - à de nombreux festivals de par le monde en ont fait une vedette planétaire de ce genre de show bien particulier.

Ses prestations s'apparentent à du music-hall mâtiné d'effeuillage sexy.

En tout cas c'est un véritable artiste que je vous propose de découvrir :

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samedi 7 mars 2015

Delphine et la fourmi

Je vous ai déjà parlé de cette grande comédienne que fut Delphine Seyrig.

Pour ceux qui ne l'ont pas connue et ceux qui regrettent son absence, retrouvons la chanteuse, en 1971, sur un texte de Jean-Claude Carrière (l'écrivain-scénariste bien connu) mis en musique par Francis Seyrig, son frère.

"Une fourmi et moi"

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mercredi 4 mars 2015

Anish Kapoor


Anish Kapoor a vu le jour à Bombay, le 12 mars 1954.
Aujourd'hui de nationalité britannique, il s'illustre comme plasticien, principalement sculpteur, dans des compositions abstraites monumentales.

Ses créations se sont imposées sur tous les continents.
Anish Kapoor est en outre membre de la Royal Academy depuis 1999.

L'oeuvre de l'artiste est assez variée et va d'amoncellements de pigments,



à des agrégats de terre compacte vermillon, figurant du sang coagulé,





des tours fantastiques,



dont la seconde fait la transition avec ses créations monumentales, axées sur la réflexion de la lumière, des paysages et du ciel :






Enfin, cette curieuse corne d'abondance, explorable en intérieur comme en extérieur :