lundi 29 juillet 2013

Jésus de Montréal





Jésus de Montréal est un film québécois réalisé en 1989 par le metteur en scène Denys Arcand.


Présenté au Festival de Cannes la même année, il reçoit le Prix du jury Oecuménique ainsi que le Prix du Jury du Festival.


Le jeune comédien Daniel, nouvellement de retour à Montréal, est engagé par le curé d'un lieu de pélerinage de la métropole, afin de monter une version actualisée de la Passion du Christ dans les jardins de ce lieu de culte. Il réunira une petite troupe de comédiens et en fera une interprétation libre, grandiose et sensible. Lors d'une représentation, les forces de l'ordre interviennent et la lourde Croix tombe sur le comédien. Daniel est transporté en ambulance à « l'Hôpital St.-Marc », bondé, mais n'y reçoit aucun soin. Il quitte l'hôpital en état de choc et descend dans le métro. Inquiets, deux "disciples" l'accompagnent... Daniel, en train de mourir, tient un dernier discours sur l'amour humain qui reste si inaccessible aux gens et qui finit par les tuer : "C'est le manque d'amour qui tue les gens" dit-il. Daniel perd encore connaissance dans le métro. Il est reçu avec humanité et professionnalisme à l'hôpital juif, mais il est trop tard. Ses condisciples donnent son corps aux fins de transplantation : un homme reçoit son cœur et une femme ses yeux.


Le film établit un parallèle frappant entre la vie de Daniel, le jeune metteur en scène, et la vie de Jésus.
Les principales scènes de l'Évangile sont ainsi reproduites, transposées, dans le Montréal de la fin du xxe siècle : le Baptême, la Tentation du Christ, la critique des pharisiens, les miracles ou la résurrection.
Le film est une réflexion sur la souffrance humaine qui résulte d'un manque d'amour.


Lothaire Bluteau, démontre une sincérité touchante dans les relations humaines de Daniel avec les autres. Ce qu'il est et ce qu'il interprète se mêlent en cette parabole actuelle d'un Jésus moderne.

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samedi 27 juillet 2013

Justice en-fumée...

La justice américaine est parfois surprenante pour ne pas dire étrange.

Jugez-en avec cette affaire, présentée comme authentique sur un site d'informations insolites, mais libre à vous d'en douter...


Un avocat de la ville de Charlotte (Caroline du Nord) avait acheté une boîte de 24 cigares très rares et très chers et les a ensuite assurés contre le feu entre autres.

Dans le mois qui suivit, ayant consommé son entière réserve de cigares, l'avocat envoya une demande d'indemnisation à sa compagnie d'assurance. Dans sa réclamation, l'avocat indiqua que les cigares avaient été perdus " dans une série de petits incendies ".

La compagnie d'assurance refusa de payer arguant que l'homme avait évidemment consommé les cigares de façon normale. L'avocat intenta un procès et...le gagna !


En délivrant son verdict le juge fut d'accord avec la compagnie d'assurance que la réclamation était de nature tout à fait frivole. 
Le juge indiqua cependant que l'avocat détenait une police de la compagnie qui garantissait que les cigares étaient assurés et que ces derniers étaient absolument protégés contre le feu sans définir ce qui constituait un incendie " acceptable ". 
Le juge déclara donc la compagnie dans l'obligation de rembourser l'avocat. 
Au lieu d'avoir à endurer des procédures d'appel longues et coûteuses, la compagnie d'assurance accepta le jugement et paya donc 15 000 dollars à l'avocat pour sa perte de ses précieux cigares dû aux regrettables "incendies ".

Mais, une fois que l'avocat eut encaissé le chèque, la compagnie d'assurance le fit arrêter pour 24 chefs d'accusation d'INCENDIES CRIMINELS ! 
Avec sa propre réclamation d'assurance ainsi que son témoignage du procès utilisés contre lui, l'avocat fut accusé d'avoir volontairement incendié une propriété assurée afin de toucher le montant de l'assurance. 


Il fut condamné à 24 mois de prison ainsi qu'à une amende de 24 000 dollars.

mercredi 24 juillet 2013

Alejandro y David

Traversons les Pyrénées pour écouter ce duo de choc de la chanson ibérique :


Alejandro Sanz (Alejandro Sanchez Pizarro, Madrid, 18 décembre 1968) est une des plus grandes stars populaires d'Espagne (et d'Amérique Latine) depuis le début des années 90.
En 2003, la sortie de son nouvel album a même fait l'ouverture du journal du soir de TVE1...


David Bisbal (Almeria, 5 juin 1979) finaliste de l'émission Operacion Triunfo (équivalent de la Star Academy) en 2001, il s'est forgé une personnalité reconnue internationalement (Amérique Latine, Etats-Unis).

Si le premier a enregistré en 2005 un duo avec la vedette colombienne Shakira, le second collabora en 2007 avec Rihanna.

Les voici, ensemble, dans ce titre signé d'Alejandro Sanz, "Y si fuera ella" :

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dimanche 21 juillet 2013

JO à l'antique

Régulièrement, à l'approche des Jeux Olympiques, les chaînes de télévision nous proposent des documentaires sur les Jeux de l'Antiquité.

Ces films prétendent, sous la forme de reconstitutions, retracer les pratiques de ces compétitions du monde hellénique.

Si les préparations, la description des épreuves, la présentation des athlètes et du publics ainsi que les implications religieuses, sociales et politiques sont généralement bien étayées, on notera un hiatus de taille.

En effet, alors que ces jeux sont sensés avoir vu le jour dans le courant du VIIème siècle avant JC, les producteurs nous montrent des compétiteurs vêtus de slip-string qui galbent leurs fesses mais dissimulent leur service trois pièces de devant !
Or, depuis, le VIIIème siècle avant JC, les Spartiates ont imposé dans toute la péninsule grecque, la pratique du sport intégralement nu !
D'ailleurs, les épreuves que nous appelons d'athlétisme étaient qualifiées de "gymniques" par les anciens ce qui signifie "nu".
Et les décorations des vases antiques nous le confirment !

Parions que s'il s'était agit de compétiteurs de sexe féminin, les cinéastes ne se seraient pas embarrassés de les affubler de pseudo soutient-gorges ou de mini slips...

Le sexisme a encore de beaux jours devant lui...

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jeudi 18 juillet 2013

Patrick Angus


Patrick Angus était un peintre américain, né le 3 décembre 1953 à North Hollywood (Californie).
Installé à New York, il montre surtout dans ses toiles, la scène et les coulisses, voire les back-rooms, du temple de la vie gay des années 70, le Gaiety Theatre, où le spectacle était principalement assuré par les clients eux mêmes...
Obsédé par l'idée de laisser une trace dans le monde de l'art, ainsi que de défendre sa communauté, il est mort du Sida le 13 mai 1992 à New York.


















lundi 15 juillet 2013

Méconnus célèbres : 2 - Anaïs

Anaïs Croze est née à Grenoble le 20 août 1976.

Elle débute en 1999 avec le groupe Opossum pour lequel elle écrit et compose des chansons.
A partir de 2003, elle se produit seule sur scène sous son seul prénom d'Anaïs.

Son répertoire se caractérise par un humour corrosif et un sens du texte qui n'empèche pas une recherche musicale affirmée.

Elle a sorti en 2012 son troisième album solo, "A l'Eau de Javel" dont voici un extrait :

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vendredi 12 juillet 2013

Walter


Walter, de son vrai nom Bertrand Wautlet, est un humoriste belge né le 8 juin 1973 à Charleroi.

Après une formation de comédien à Paris, il intègre successivement les troupes de Stéphane Bern, Arthur et Michel Drucker.
Il a rejoint l'équipe de Frédéric Lopez sur France Inter depuis 2012.

Voici un sketch de son spectacle "Walter est belge...et méchant!"


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mardi 9 juillet 2013

Elliot Erwitt



Bien que né à Paris le 26 juillet 1928, Elliot Erwitt est un photographe américain.

Ses clichés à caractère documentaire, saisissent, en noir et blanc, des moments de la vie quotidienne particuliers, à la limite de l'absurde mais porteurs d'un sens humaniste.
Il est considéré comme un des maîtres d'Henri Cartier-Bresson, entre autres.













samedi 6 juillet 2013

L'Italiano


Salvatore "Toto" Cutugno est un artiste italien, né le 7 juillet 1943 à Fosdinovo, en Toscane.

Musicien surdoué - il joue aussi bien du piano, de la guitare, de la batterie que du saxophone...-, il participe à la création de nombreux tubes des années 70 et 80, de "L'Eté indien" pour Joe Dassin à "En Chantant" de Michel Sardou en passant par "Laissez-moi Danser" pour Dalida.

Sa carrière d' interprète s'ouvre avec cette chanson, qu'il créé au Festival de San Remo en 1983 :
"L' Italiano", autoportrait de l'italien contemporain qui fait le tour du monde.

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Il représente l'Italie au Concours Eurovision de la Chanson en 1990 avec un titre qu'il a écrit et composé, "Insieme 1992", hymne pop à l'Union Européenne qui va naître cette année 92.
Il l'emporte facilement devant notre compatriote Joëlle Ursull.

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mercredi 3 juillet 2013

Haruki Murakami

Une fois n'est pas coutume, je vais vous inviter à découvrir un auteur que je n'ai pas lu moi même.
Mais comme j'ai été séduit par les quelques extraits que j'ai pu glaner ici et là, je vais m'y atteler et vous propose d'en faire autant.


Haruki Murakami est un romancier et nouvelliste japonais, né le 12 janvier 1949 à Kyoto.

Personnage atypique, il a commencé par des études d'art dramatique avant de gérer un club de jazz, le Peter Cat dans le quartier Kokubunji de Tokyo. Passionné par les chats, il publie son premier roman en 1985 et reçoit le prestigieux Prix Gunzo.

S'en suit un périple à travers l'Europe du Sud puis il part enseigner le japonais à l'Université de Princeton aux Etats-Unis.

De retour au Japon, il alterne les recueils de nouvelles et les romans, dans une veine où se mèlent contes initiatiques, surréalisme, fantastique et psychologie raffinée de l'âme asiatique qui rejoint l'universel.

Sa renommée grandissante fait que ses admirateurs attendent impatiemment une consécration par le jury du Prix Nobel de Littérature....

Arrêtons nous sur "Kafka sur le rivage", paru en 2002.


Les deux principaux personnages du roman sont Kafka Tamura, jeune fugueur de quinze ans qui fuit la sombre prophétie que son père lui a martelée durant son enfance et Nakata, un vieil homme, victime dans l'enfance d'un inexplicable coma qui a annihilé ses facultés intellectuelles et qui décide d'entamer un voyage pour le moins aléatoire.
Kafka se réfugie dans une bibliothèque commémorative située dans la ville de Takamatsu. Oshima, à la beauté androgyne, le prend sous son aile tandis que la directrice, la mélancolique Melle Saeki, éblouit le jeune homme.
Nakata, qui possède le don de parler aux chats et de faire tomber des pluies de poissons, est accompagné dans son périple par Hoshino, un routier au coeur d'or. Ses pas le guident jusqu'à Takamatsu, vers une pierre blanche, porte ouvrant sur un autre monde.
Kafka et Nakata semblent liés par un fil invisible, noué au plus sombre de leur inconscient, glissant sur le rivage, limite floue entre la réalité et le rêve, la vie et la mort ...

Parfois, le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui échapper. Mais la tempête modifie aussi la sienne. Tu changes à nouveau le rythme de ta marche, et la tempête change son rythme elle aussi. C'est sans fin, cela se répète un nombre incalculable de fois, comme une danse macabre avec le dieu de la Mort, juste avant l'aube. Pourquoi ? parce que la tempête n'est pas un phénomène venu d'ailleurs sans aucun lien avec toi. Elle est toi même et rien d'autre. elle vient de l'intérieur de toi. Alors la seule chose que tu puisses faire, c'est pénétrer délibérément dedans, fermer les yeux et te boucher les oreilles afin d'empêcher le sable d'y entrer, et la traverser pas à pas. Au coeur de cette tempête, il n'y a pas de soleil, il n'y a pas de lune, pas de repère dans l'espace ; par moments, même, le temps n'existe plus. Il n'y a que du sable blanc et fin comme des os broyés qui tourbillonne haut dans le ciel. Voilà la tempête de sable que tu dois imaginer.
(...)
Nous perdons tous sans cesse des choses qui nous sont précieuses... des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu'on ne pourra pas retrouver. C'est cela aussi vivre. Mais à l'intérieur de notre esprit - je crois que c'est à l'intérieur de notre esprit - il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans cette bibliothèque, j'imagine. Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaitre précisément ce qu'il y a dans nos coeurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l'aérer, changer l'eau des fleurs. En d'autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque.
(...)
A l'origine, la forme du labyrinthe s'est inspirée de celle des boyaux. Autrement dit, le principe du labyrinthe existe à l'intérieur de toi. Et il correspond à un labyrinthe extérieur à toi.
-C'est une métaphore ?
-Exactement. Une métaphore à double sens. Ce qui extérieur à toi, c'est la projection de ce qui est intérieur, et l'intérieur est la projection de l'extérieur. Souvent, quand tu mets les pieds dans un labyrinthe extérieur, c'est que tu entres aussi dans un labyrinthe intérieur. Dans la plupart des cas, c'est très dangereux.

(...)
"Des poissons tombent du ciel ! 2.000 sardines et maquereaux dans une rue de Nakano !"
Après avoir lu l'entrefilet, je rends le journal à Oshima. L'article évoque les causes possibles de cette pluie de poissons, mais aucune ne me paraît vraiment convaincante. La police explore les pistes d'un canular ou d'un cambriolage. L'institut météorologique n'a pas relevé de conditions atmosphériques susceptibles d'entraîner une pluie de poissons. Le porte-parole du ministère de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Industrie n'a pas encore commenté l'évènement.
- A ton avis, qu'est ce qui a bien pu se passer ? me demande Oshima.
Je secoue la tête. Pas la moindre idée.
- Deux mille poissons sont tombés du ciel le lendemain de l'assassinat de ton père, non loin de chez toi. Ca doit être une coïncidence.
- Sans doute.
- Un autre article dans le journal mentionne également une pluie de sangsues sur une aire de repos de l'autoroute Tokyo-Nagoya, qui a entraîné un carambolage sans gravité. Personne ne parvient à expliquer comment des sangsues ont pu se mettre à pleuvoir du ciel. La nuit était claire, il n'y avait aucun nuage. Là non plus, tu n'as aucune idée de ce qui aurait pu se passer ?
Aucune idée.
Oshima replie le journal.
- Ce qui veut dire qu'une succession d'évènements étranges et inexplicables frappe notre pays. Ces évènements n'ont aucun lien entre eux, il doit s'agir de simples coïncidences. Mais cela m'intrigue tout de même. Il y a quelque chose qui cloche dans tout ça.

(...)
-Il se passe beaucoup de choses autour de moi. Certaines que j'ai choisies, d'autres non. Mais je ne perçois plus très bien la différence entre les deux. C'est à dire, même ce que je crois choisir de ma propre volonté me semble avoir été déterminé d'avance. J'ai l'impression de suivre un chemin que quelqu'un d'autre a déjà tracé pour moi.
(...)
-Même si c'est vrai, même si tes choix et tes efforts doivent fatalement se révéler vains, tu seras toujours toi, et personne d'autre. C'est bien toi qui avances et pas un autre. Ne t'inquiète pas.
Je lève les yeux, le regarde. Il a un air étrangement convaincant.
-Pourquoi en êtes-vous si sûr?
- A cause de l'ironie.
-L'ironie?
Il me regarde dans les yeux.
-Ecoute-moi bien, Kafka Tamura, le sentiment que tu éprouves actuellement a fait l'objet de nombreuses tragédies grecques.Ce ne sont pas les humains qui choisissent leur destin mais le destin qui choisit les humains. Voilà la vision du monde essentielle de la tragédie grecque. Et la tragédie -d'après Aristote- prend sa source ironiquement, non pas dans les défauts mais dans les vertus des personnages. Tu comprends ce que je veux dire? Ce ne sont leurs défauts, mais leurs vertus qui entraînent les humains vers les plus grandes tragédies. Oedipe roi, de Sophocle, en est un remarquable exemple. Ce ne sont pas sa paresse ou sa stupidité qui le mène à la catastrophe mais son courage et son honnêteté. Il naît de ce genre de situation une ironie inévitable.
- Alors il n'y a aucun moyen d'y échapper.
- ça dépend des cas. Mais l'ironie donne de la profondeur aux humains, et de la grandeur. Elle offre le salut, un salut d'un niveau supérieur, et une sorte d'espérance universelle. C'est pour cela que tant de gens lisent les tragédies grecques aujourd'hui encore. Elles constituent une sorte d'archétype de l'art. Je me répète mais, dans la vie, tout est métaphorique. Personne ne tue réellement son père, personne ne couche réellement avec sa mère, n'est-ce pas? Nous intégrons l'ironie de la vie grâce à un instrument appelé métaphore. Et c'est comme cela que nous grandissons, que nous devenons plus profonds.