vendredi 17 décembre 2010

Sylvain Mounet

Laissons l'artiste parler de lui, je ne saurai mieux faire puisque je ne l'ai découvert que récemment sur la toile :

Je suis né dans le sud de la France en 1952, endroit où je réside pour l'instant.
Dés l'enfance j'ai ressenti le désir de peindre et alterné depuis des périodes de création compulsive avec des périodes de mutisme.
J'ai expérimenté beaucoup de techniques et de supports, exploré divers chemins.
Au fil du temps et de mes déplacements, j'ai abandonné ou détruit la quasi totalité de mes oeuvres (en donnant rarement), les traitant avec le même mépris que j'appliquais à ma personne.
Après bien des ruptures et beaucoup de combats, je commence à m’accepter, peut être à m’aimer un peu, à moins me cacher.
Ne ressentant plus le besoin de me disperser, je ne pratique plus que la peinture à l'huile sur bois.
Enfin j'éprouve le besoin de conserver ce que je fais, le montrer, exposer.
De toujours, n'ayant jamais eu le besoin d'avoir en qui croire, ni en moi-même ni en quoi d'autre, j'ai parcouru
l'univers des couleurs. 

Mais sa peinture est encore plus éloquente :


 
Pourquoi l‘abstraction ?
Pour échapper au monde des concepts.
L’abstraction me permet de représenter l'univers tel que je le ressens récurrent et en perpétuel devenir.
 
 
 
 
Depuis l’enfance j‘observe ce monde étrange et merveilleux, fasciné par son instabilité féconde, ses transformations formidables sans quoi rien ne serait possible. Un monde où rien n’est stable et tout se ressemble.
Enfant, les gens me disaient bizarre, me traitaient de débile car lorsque le chien ouvrait sa bouche je voyais les Pyrénées, et face aux Pyrénées, je repensais au chien.
Alors j’ai appris à me taire, à bien me taire.
Regarder seulement.
J'ai vu les cieux, ceux des soirs et ceux des matins, sans cesse renouvelés par les nuages, les vents et le soleil.
J'ai vu les arbres qui s’agitent dans le vent croisant parfois leurs ramures, mêlant souvent l’opulence de leurs feuillages.
J'ai vu les reflets, tous les reflets.
J’ai vu l’hiver les cristaux se former et disparaître, je les ai vus aussi au fond des volcans, j’y étais.
J'ai vu les plumes qui bougent avec les oiseaux qui sont dedans.
J'ai vu le monde qui tremble là où il se transforme, là où il croit, grandit, se développe sans répit vers sa pente.

Maintenant je peins tout ça.

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