samedi 31 juillet 2010

Beatrice Arthur

Beatrice Arthur, de son vrai nom Bernice Frankel, est une actrice américaine née le 13 mai 1922 à New York (New York) et morte le 25 avril 2009 à Los Angeles (Californie).

Remarquée en 1954 pour sa performance sur Broadway dans L'Opéra de Quat'sous (The Three Pennies Opera), elle s'illustre ensuite dans Un Violon sur le Toit (Fiddler on the Roof) puis dans la création de Mame de Jerry Herman avec Angela Lansbury.

Bea Arthur devient également une star du petit écran : tour à tour vedette dans le rôle titre de Maud (adapté en France sous le titre Maguy) et de Dorothy dans The Golden Girls (Les Craquantes), elle reçoit deux Emmy Awards pour ces deux prestations à 11 ans de distance (1977-1988).

Exemple parfait de ce qu'est une star américaine, sachant jouer la comédie, danser, chanter et être drôle, Beatrice Arthur est - et restera - une icône pour tous ceux qui aiment le divertissement de qualité.

Avec Angela Lansbury, la chanson phare de Mame : "Bosum buddies"

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A le télévision, un extrait d'une comédie musicale de Cy Coleman : "The way I see it"

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Enfin, un autre extrait de Mame : "The Man in the Moon is a Lady".
On appréciera comment, quand on est une vraie star, on ne se prend pas au sérieux, on n'a pas peur du ridicule et on a toujours quelque chose d'amusant à dire quand on est sur une scène.
What an entertainer ! Enjoy !

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vendredi 30 juillet 2010

The Royal Pavilion

A Brighton, on trouve un bâtiment très inattendu, The Royal Pavilion.

Il est dû à la volonté du régent George, futur George IV d'Angleterre.

Le Prince George s'était vu prescrire les séjours au bord de mer pour des raisons de santé.
Il voulût donc y avoir une résidence conforme à son rang.
Il y abrita sa liaison avec Mrs Fitzherbert lors de ses séjours balnéaires.

C'est l'architecte John Nash qui en réalisa, de 1815 à 1822, la version définitive qu'on peut admirer aujourd'hui.

Palais de style indo-mogol, sa décoration intérieure alterne les motifs islamisants et chinois pour former un ensemble délirant, complétement en décalage avec les goûts de l'époque pourtant férue d'exotisme.

Mélomane averti, le Régent s'était fait aménager ce salon de musique.

Il était également très fier de ses cuisines qu'il faisait visiter à ses hôtes...

Si vous passez par Brighton, n'hésitez pas : la visite va vous dépayser et vous fera entrer dans l'esprit excentrique d'un prince pas comme les autres.

jeudi 29 juillet 2010

Le Manège Enchanté

Cette série d'animation télévision française a été crée en 1964 par Serge Danot.

Riche de 500 épisodes de 5 minutes, elle fit les beaux jours des programmes jeunesse de la première chaîne de l'ORTF.

Diffusée quotidiennement avant le Journal de 20 heures, elle met en scène le manège du Père Pivoine sur lequel s'amuse la petite Margotte. Zébulon, un personnage monté sur ressort, la transporte grâce à une formule magique, « Tournicoti... Tournicoton... », au pays du Bois Joli. Elle y retrouve ses amis : Pollux le chien (un Lhassa Apso à l’accent écossais), Azalée la vache, Ambroise l’escargot bourguignon, Flappy le lapin espagnol et le Bonhomme Jouvence, un jardinier débutant toutes ses phrases par "Hep Hep Hep".

Les héros de cette série ont été immortalisés aussi grâce aux voix des comédiens Jacques Baudouin et Micheline Dax.

Une nouvelle série a été réalisée en 3D en 2007 par une équipe franco-britannique pour 52 épisodes de 11 minutes.

Personnellement, outre la nostalgie, je préfère la version d'origine : conçue avec des marionnettes, animées à la main, image par image, par la famille Danot dans leur maison, elle véhicule une magie unique dans les productions pour les enfants.


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mercredi 28 juillet 2010

Let It Ride

Chi Coltrane est une auteur-compositeur-interprète américaine, née à Racine (Wisconsin) le 16 novembre 1948.

Pour être honnête, j'ai perdu le fil de sa carrière après son premier album publié en France en 1974 et intitulé justement "Let it ride".

En voici le titre phare.
Pour plus de détails, on consultera le site officiel de l'artiste.

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mardi 27 juillet 2010

Richard Rogers

Architecte britannique, Sir Richard George Rogers est né à Florence (Italie) en 1933.

Au début des années soixante, il rencontre Norman Foster, son condisciple à Yale, et fonde avec lui l'agence "Team 4".
Célèbre pour ses créations modernistes et fonctionnalistes, il s'illustre en décrochant avec Renzo Piano la commande du Centre National d'Art Moderne et de Culture Georges Pompidou.

Récipiendaire de plusieurs distinctions internationales, comme le Prix Pritzker en 2007, il est anobli par la Reine Elisabeth II en 1991.

Le Parlement Européen de Strasbourg


Aéroport de Madrid Bajaras


Milenium Dome de Londres


Palais de Justice de Bordeaux


Welsh Assembly de Cardiff


Hotel Hesperia de Hospitalet

dimanche 25 juillet 2010

Love Never Dies

Pour la première fois, Andrew Lloyd Webber s'est mis en tête de composer une suite à l'une de ses plus célèbres comédies musicales, et ce n'est pas n'importe laquelle, le cultissime "Phantom of the Opera".
D'autres musiciens se sont déjà lancés dans l'écriture de séquelles à une oeuvre fameuse.
Mais c'est la première fois qu'un compositeur de ce calibre tente l'aventure. Surtout d'un musical qui est une vraie référence du genre.

L'histoire de Phantom s'inspire de la nouvelle de Gaston Leroux du même titre.

Elle raconte l'histoire de Christine Daae, une orpheline élevée dans le sérail du Grand Théâtre de Paris. Initiée à la musique et au chant par Erik, un individu difforme, échappé d'un cirque ambulant et élevé par la concierge du théâtre dans les caves de l'immeuble, elle devient, grâce à un stratagème du Phantom, une grande vedette lyrique. Lors de la soirée qui lui vaut la reconnaissance publique, elle est enlevée par son mentor. Après avoir pris connaissance de l'identité de son maître, de retour au théâtre, elle retrouve un ami d'enfance, Raoul de Changny. Les jeunes gens deviennent amoureux l'un de l'autre au grand dam d'Erik. Après deux crimes sanglants, le Phantom impose la représentation d'un de ses opéras à la direction du théâtre avec Christine en vedette. Usurpant la place de ténor, Erik enlève une nouvelle fois sa bien aimée. poursuivi par Raoul, il piège ce dernier et met Christine face à un ultimatum : soit elle part avec lui, soit il tue Raoul. Christine feint d'éprouver des sentiments pour Erik. Réalisant sa défaite - si elle le rejoint c'est pour sauver la vie d'un autre - il libère les amoureux qui s'enfuient. Erik s'échappe des caves du théâtre par un souterrain alors que la foule arrive dans son repaire.
Dans Love Never Dies,
on retrouve Christine, mariée à Raoul, arrivant à New York pour un grand concert. ils sont accompagnés de leur fils Gustave. Or, Erik a trouvé refuge aux Etats Unis et il a composé une des oeuvres inscrites au programme du concert. Quand Raoul l'apprend, il somme Christine de renoncer à chanter et de rentrer avec lui et leur fils. Déboussolée, la diva va rencontrer accidentellement Erik et certaines choses vont s'éclaircir...

Pour cette suite, Lord Lloyd-Webber s'est allié à Ben Elton pour le livret original et Glenn Slater pour les lyrics.

Je suis un farouche ennemi des "suites" et autres" séquelles".
Celle ci est signée de mon compositeur favori.
Pourtant mon avis reste le même : une suite est TOUJOURS inférieure au premier épisode !
Même si musicalement, la patte du maître est là et bien là, si les textes des chansons sont d'un bon niveau et que les interprètes - Ramin Karimloo (Erik) et Sierra Boggess (Christine) - sont excellents, il manque un je ne sais quoi qui fait d'une création réussie un chef d'oeuvre éternel !
Alors pourquoi écrire une suite ?
Deux raisons : la version cinématographique réalisée par Joël Schoumacher en 2004 laissait un espace pour un développement de ce type et surtout, le public était très partagé quant au choix fait par Christine à la fin de Phantom ! Certaines fans seraient bien parties, elles avec Erik...

Néanmoins, jugez par vous même, en vous rappelant ces extraits du Phantom...

Coney Island Waltz

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Till I hear you sing

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Love never dies

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samedi 24 juillet 2010

Ils l'ont fait !

La banque en ligne ING Direct, filiale française du groupe néerlandais ING, propose cette publicité depuis quelques temps...

En jouant sur l'ambiguïté, l'institution financière nous offre un court moment gay friendly assez réjouissant :


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vendredi 23 juillet 2010

Valérian, agent spatio-temporel

Le scénariste Pierre Christin

(par ailleurs auteur de SF) a créé, avec le dessinateur Jean-Claude Mézières,

la série "Valérian, agent spatio-temporel" en 1967 pour le journal Pilote.

Cette saga, archétype du genre, est aujourd'hui considéré comme un modèle tant de la bande dessinée que de la science fiction.

Valérian, agent du Service Spatio Temporel, est un enfant du 28ème siècle.
Il évolue à Galaxity, capitale de l'Empire Galactique Terrien et remplit ses missions aussi bien dans l'espace que dans le temps.
Une seule restriction : ne pas modifier le cours des événements !
Pourtant c'est dans le passé que Valérian rencontre Laureline qui devient sa partenaire.
Si bien qu'en 2007, pour ses 40 ans, la série est rebaptisée "Valérian et Laureline" !

Je serai honnête, je connais mal Valérian.
Je n'ai lu que trois volumes sur les 22 parus à ce jour.
Il s'agit de : "Bienvenue sur Alflolol",

"L'Empire des Mille Planètes"

et "Les Oiseaux du Maître".

Je vous invite néanmoins à vous plonger dans cet univers unique de la SF dessinée, chef d'oeuvre d'intelligence, d'inventivité et non dépourvue d'humour...

jeudi 22 juillet 2010

Carmeng

En 1974, Jean Yanne co-écrit et réalise le film "Les Chinois à Paris", avec son compère Gérard Sire et Robert Beauvais - qui adapte son propre roman "Quand les Chinois".

Ils y décrivent avec acidité - et lucidité - l'invasion de la France par l'Armée Rouge.

On y voit, entre autre, cette délicieuse adaptation du "Carmen" de Georges Bizet en opéra chinois révolutionnaire.
Un grand moment artistique et humoristique...

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mercredi 21 juillet 2010

Voici l'Homme


En anglais, "Behold the Man" est un roman de Michael Moorcock (né à Mitcham en 1939), paru en 1968.

Spécialiste reconnu de la littérature d'heroic fantasy, Moorcock nous livre là un volume atypique de son oeuvre.

Il s'appelait Glogauer.
Il avait remonté le temps, du milieu du XXème siècle jusqu'en l'an 28, pour chercher le Christ et assister à sa crucifixion.
Et maintenant qu'il se trouvait sur la Terre Promise, il venait de rencontrer Jean Baptiste, le prophète, et déjà il lui parlait de Celui qu'il désirait voir et dont l'image l'avait toujours hanté, bien qu'il fût incroyant.

Mais Jean Baptiste le regardait, un rien stupéfait.
Comme si le nom de Jésus-Christ avait été prononcé devant lui pour la toute première fois.


Livre brûlant, limite iconoclaste - voire blasphématoire -, l'intrigue, même si un esprit un peu subtil voit venir la fin, est tellement bien menée qu'on se laisse prendre et qu'on dévore d'une traite cette mini épopée (280 pages environ) fort réjouissante.

lundi 19 juillet 2010

Concours Eurovision (29)

1996 Estonie :

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Kaelakee Hääl

par Maarja-Liis Ilus et Ivo Linna
Paroles de Kaari Sillamaa, musique de Priit Pajusaar.

5ème sur 23 avec 94 points.

Une jolie ballade classique, fort bien interprétée, en estonien, pour commencer une série de duos qui méritaient un meilleur sort...

dimanche 18 juillet 2010

Pentti Holappa

Pentti Holappa est un romancier et surtout poète finlandais, né en 1927 à Ylikiiminki.

Journaliste et rédacteur publicitaire, il traduit à partir des années 60, les poètes français, de Baudelaire à Ponge ainsi que les auteurs du "nouveau roman" ( de Claude Simon à Nathalie Sarraute) et Jean-Marie Le Clézio.
Puis il se consacre entièrement à la littérature.
Gloire nationale en Finlande, il accumule les honneurs et les distinctions.

Il participe à la traduction de ses oeuvres en français aux côtés de Gabriel Rebourcet.

Holappa demeure inconnu en France, et c'est plus que regrettable comme vous pourrez en juger ci dessous :

DEPUIS LE RIVAGE

Semant ses bienfaits un nuage vole
puis un aigle, messager.
Seules les îles gémissent vers le rivage à leur départ,
quand le vent sous le gel se fige, pleurant sur leur sort.
Et la mort du nuage
et la fin de l'aigle
et le dernier cri
sont une suffisante genèse.
Les lueurs de l'Est ne dorent pas les eaux du rivage,
et les lumières de l'Ouest ne recouvrent pas l'homme qui regarde.
Seul jusqu'au destin du rivage résonne le chant de ceux
qui s'en vont :
Adieu, étranger aux visages enfouis.

Le fils de la terre 1953

LE BEAU VIDE EST TACHE DE TRACES DE DOIGTS

L'amour parle sous tant d'apparences.
Un train illuminé traverse la chair de la nuit sans bruit,
le ciel se voûte à l'invisible,
la terre gorgée d'eau halète sans relâche,
les étoiles frissonnent,
une ville flamboie au centre névralgique de l'âme.
Un cri solitaire est emprisonné derrière les dents,
Il descend la gorge en tourbillonnant puis il arrache les
cellules
dans sa bourrasque, jusqu'à l'explosion.
Ensuite, il pleut, dans l'espace planétaire,
la poussière, le silence.

Cinquante deux, 1979

SACREMENT

Le pain de chaque jour et l'amour
sont notre chagrin. Notre soleil
ne féconde pas l'asphalte de nos champs,
goulet carrossable. Facile est difficile,
l'éternel s'oublie vite.
Et l'amour: jouissance le premier jour,
douleur le second, au troisième la solitude.
Le regard d'un passant qui brûle l'âme
répète ceci: l'amour passe sur la route,
goulet carrossable.
Aussi longtemps que la sueur sera salée,
les larmes cuisantes,
la faim de notre corps sera vraie chaque jour
et sa peine comme sa jouissance s'égareront,
dévorées par les mites, et souillées par la rouille.

Tout près 1957

PAROLE DE RUINE

Je veux venir près de toi.
Je ne trouve vrais
ni la pierre, ni le monde ni les distances.
Le coup d'aile d'un oiseau dans le ciel de grand gel dure
aussi longtemps que la ville aux murs coulés de béton
Il m'a fallu me briser avant de perdre mes illusions
Aujourd'hui,
je suis certain que tes cellules m'entendent quand je parle
la langue aux mille sens des ruines
en moi-même, mais rien que pour toi en vérité.

Parfum de fumée 1987

LE PARFUM DE TA PEAU

La feuille de papier blanc et le parfum de ta peau
sont assez de matière pour un poème immortel.
La feuille de papier blanc et le parfum de ta peau
sans crier gare se dissipent dans le ciel.

Traces de doigts dans le vide 1991

samedi 17 juillet 2010

Vaea Sylvain

Vaea Sylvain est née le 10 mai 1950 à Tahiti.

Artiste autodidacte, elle commence à peindre en 1972.
Première exposition l'année suivante et reconnaissance rapide de la part de divers artistes français de métropole : Roland Topor, Roger Vadim, Paul-Emile Victor et de journalistes de premier plan comme Michel Polac ou Paul Wermus.

Installée depuis 1988 à Los Angeles, elle continue d'exposer un peu partout dans le Monde et en Polynésie en particulier.

Son style, très personnel est largement influencé par la culture polynésienne mais comporte des éléments oniriques et fantastiques aux couleurs saturées qui imprègnent nos rétines , et nous emmènent dans les îles avec bonheur...















jeudi 15 juillet 2010

Le 15 juillet à 5 heures

Parce que c'est le jour ou jamais d'écouter cette chanson...
Parce que c'est un pur chef d'oeuvre, tout simplement...

Serge Lama, pour une fois auteur et compositeur, prouve aux incultes snobinards qu'il est un grand de la chanson francophone :

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mercredi 14 juillet 2010

Le roi qui ne sourit jamais

Bhumibol Adulyadej a fait la une des journaux dernièrement.
C'est en effet lui le Roi de Thaïlande depuis 1946, sous le nom de Rama IX.

Petit fils de Rama V, le fameux souverain de "Anna et le Roi" incarné au cinéma par Yul Bryner, le prince Bhumibol est né en 1927 à Cambridge (Massachusetts).

Après l'abdication de Rama VII en 1935, son neveu, le prince Ananda Mahidol, est appelé sur le trône par le gouvernement.
Il a 10 ans et ne ceindra la couronne qu'en 1945, à la fin de ses études qu'il poursuit en Suisse avec son frère Bhumibol.

Le 9 juin 1946, le jeune roi Rama VIII (il a 21 ans) est assassiné d'un coup de révolver par un domestique pour des raisons encore obscures aujourd'hui. Son frère lui succède.

Depuis ce jour funeste, on ne vit plus jamais Bhumibol sourire, du moins en public.

Conscient à l'extrême de son rôle d'incarnation de la Nation et d'icône populaire,

le souverain est un homme de grande culture, doué pour les arts qu'il pratique plus qu'en amateur.

Peintre à ses heures,
il est surtout compositeur et goûte particulièrement le jazz.

Voici quelques morceaux choisis de sa Majesté :

"Candelight Blues"

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"Falling Rain"

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Objet d'un véritable culte de la part de son peuple, le roi Bhumibol semble s'être résigné à incarner la Nation dans un rôle qu'il n'avait pas souhaité et qu'il a hérité dans des circonstances tragiques, la disparition brutale de son frère dont il était très proche.
Son éloignement des affaires politiques immédiates, au fil du temps, s'explique peut être par ce deuil toujours pas ou mal assumé.
Aujourd'hui, il est le plus ancien monarque du Monde et attend sans doute le moment d'entrer enfin dans l'Histoire...