mardi 30 juin 2009

La Divina Commedia, l'opera

Dante Alighieri, ce nom vous dit quelque chose ?

Né à Florence en 1265 et mort à Ravenne en 1321, il est considéré comme l'un, sinon comme LE, plus grand écrivain italien et l'un des pères de la langue italienne.

Son oeuvre maitresse, "La Divine Comédie" est regardée comme l'un des chefs d'oeuvre de la littérature universelle.

D'abord titrée simplement "La Commedia", elle narre le voyage initiatique de Dante lui même, accompagné de Virgile (pour les Enfers), de Béatrice (pour le Purgatoire) et enfin de Saint Bernard (pour le Paradis) à travers les trois cercles de l'au-delà chrétien.

On peut n'y voir qu'un manuel théologique chrétien, mais c'est surtout un roman éthique et moral ainsi qu'une réflexion sur la quête du salut éternel.
Bien que l'action se déroule dans un univers abstrait et symbolique, Dante décrit avec force détails concrets lieux, actions et personnages, célèbres ou anonymes.
Et c'est là le génie de Dante : rendre palpable la métaphysique et son décor.

Les italiens sont ainsi faits : quand ils aiment, il faut qu'ils chantent.
De nombreuses oeuvres lyriques ont été inspirées par cette célèbre trilogie.
Mais vous me connaissez, je vais vous parler de la dernière adaptation en date : la comédie musicale !
Sa particularité : la musique a été composée par...un évêque !
Monsigniore Marco Fisina n'en est pas à son premier essai, mais cette fois, il a fait très fort et on frôle l'opéra !

Premier extrait : la rencontre avec Ulysse.

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Deuxième morceau : Ugolin.

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Et le final !

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lundi 29 juin 2009

James Thiérrée

James Spencer Henry Edmond Marcel Thierrée est un acteur, danseur, metteur en scène, acrobate et musicien suisse, né le 2 mai 1974 à Lausanne.

James Thierrée est le petit-fils de Charlie Chaplin, et baigne dans le monde du cirque dès l’âge de quatre ans.
Il participe aux spectacles Le Cirque imaginaire puis Le Cirque invisible en y présentant des numéros d'acrobaties au sol, de trapèze, de bicyclette acrobatique.
Il y apprend aussi la danse et le violon, et s'initie à la magie et au mime.
Il suit ensuite une formation de comédien au Piccolo Teatro de Milan, à la Harvard Theatre School, au Conservatoire national supérieur d'art dramatique et à Acting International.
Il a travaillé, au théâtre et au cinéma, sous la direction de Peter Greenaway, Bob Wilson, Coline Serreau, ou Raul Ruiz .
En 1998, il fonde sa propre compagnie, La Compagnie du Hanneton.

Découvrez le au travers de ces trois extraits de son spectacle "La Veillée des Abysses" :

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dimanche 28 juin 2009

Yma Sumac

Chanteuse (soprano) péruvienne, née le 10 septembre 1922 à Itchocan, décédée le 1° novembre 2008 à Los Angeles.

Descendante avérée du dernier empereur inca Atahualpa, elle possédait un registre vocal de 4 octaves et demi.

De son vrai nom Zoila Augusta Emperatriz Chavarri del Castillo, elle prend comme pseudonyme les mots quetchua pour "Jolie fleur". Elle grandit en imitant le chant des oiseaux de son Amazonie natale.
Repérée dès l'âge de 13 ans dans un concours local, elle commence sa carrière internationale en 1942.

Yma débute à Hollywood en 1949 où elle tourne plusieurs films musicaux et est naturalisée américaine en 1955.
Suivent, jusqu'en 1968 puis à nouveau à partir de 1984, de gigantesques tournées à travers le monde : de l'URSS au Brésil, du Canada à la France ou l'Allemagne, elle triomphe sur toutes les scènes de la planète !
Entrée de son vivant dans la légende de la musique et actrice adulée du rayonnement culturel de son pays, elle donne, dans l'extrait suivant, un éventail de son art...impressionnant :

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samedi 27 juin 2009

Gay pride

Ca c'est mon drapeau :

Dans cette époque de replis communautaire, je dirais que c'est l'étendard de mon peuple :
celui des pédés, tapettes, tarlouzes, suceurs-de-bite, bref des enculés plus ou moins assumés!

Tous les ans, en France le dernier samedi de juin, les hommes qui aiment les hommes se retrouvent dans de grandes marches festives dans toutes les grandes villes de la planète.
Du moins, celles qui leur permettent de le faire : dans une majorité de pays, la haine et l'intolérance sont de mise !
Les faggots, les schwülen et autres froccio du monde commémorent ainsi la première grande affirmation de la communauté gay étatsunienne au travers de la révolte de Stonewall, du nom d'un bar newyorkais, dont les clients fatigués d'être harcelés par les forces de l'ordre se sont rebellés et se sont battus avec les policiers pendants près de trois jours.

Je fais partie de la minorité de cette minorité qui ne comprend pas que la plupart de ses semblables n'aient d'autre objectif que de singer le mode de vie des hétéros : mariage, adoption...
Je trouve néanmoins leurs revendications légitimes si leur mise en oeuvre peut leur permettre de mieux vivre leur différence.Moi, personnellement, je ne réclame que le droit à l'indifférence : qu'on me foute la paix quant à ce que je fais de mon cul et qu'on ne se mèle pas plus de ma vie sexuelle - et sentimentale - que je n'entends m'ingérer dans la vie spirituelle des autres.

Pour revenir à la Gay Pride - dite aussi Marche des Fiertés Gay - c'est d'abord, pour moi, l'occasion de voir des jeunes gens biens bâtis déhambuler dans les rues très légèrement vêtus.
Le côté revendicatif me laisse indifférent.
Et tous les ans, je me rince l'oeil, et meme les deux, merci :

vendredi 26 juin 2009

Bruce Webber

Photographe étasunien né à Philadelphie en 1946.
Surtout connu pour des campagne publicitaires viriles et sexy :

et des clichés de mâles dénudés en compagnies plus ou moins animales...

et des photos à la gloire de l'eau...

oui, enfin...c'est chacun selon, n'est ce pas ?

jeudi 25 juin 2009

L'Usage des Armes


Cheradenine Zakalwe est l'un des agents les plus efficaces de la Culture, cette immense société galactique, pacifiste et redoutable, anarchiste, tolérante, éthique et cynique. Partout où la Culture entend faire régner sa bienveillance, c'est-à-dire son ordre, Zakalwe se montre un chien de guerre irremplaçable. Mais est-il seulement celui qu'il croit être ?

Iain M Banks, auteur écossais, né en 1954, a réalisé avec ce volet de sa grande saga de la "Culture" une prouesse littéraire.
En effet, les chapitres sont numérotés en chiffres arabes d'une part, et en chiffres romains d'autre part. Le numéro 1 est suivi du XVIII, car, alors que les chapitres "arabes" sont en ordre croissant, les "romains" décroissent !
Le 18 ( avant-dernier) suit dans le temps, le I (dernier chapitre) !
Ce qui fait que ce roman peut se lire indifféremment par un bout ou par l'autre, ou encore, en boucle !

Encore un roman de Sf sur les faux semblants, les apparences trompeuses...les individus qui ne sont pas exactement ce qu'ils croient être.
Mais dans un contexte très intelligent, une structure narrative brillante et une langue admirable. La rigueur, ici, n'exclut pas la recherche poètique.
Cette série de la "Culture" est à découvrir de toute urgence pour un amateur de SF. Chaque épisode est différent des autres car c'est la propre de cette société galactique : l'harmonie est dans la différence et l'unité dans la diversité. Seul absolu, la recherche de la Paix! A tout prix...même celui du paradoxe !

mercredi 24 juin 2009

Les Tontons Flingueurs

Film de 1963, réalisé par Georges Lautner d'après le roman d'Albert Simonin, "Grisbi or not grisbi".

Il met en scène sur un mode comique les aventures d'un ancien truand qui doit assumer l'héritage d'un ancien complice et veiller à l'éducation de sa filleule, fille du défunt caïd, au grand dam des autres porte-flingues.

Avec des comédiens hors normes : Lino Ventura en tête, Bernard Blier, Jean Lefebvre, Francis Blanche, Robert Dalban et Claude Rich (on notera le composition discrète de Horst Frank en truand gay).
Les dialogues de Michel Audiard sont de vrais bijoux et sont entrés dans la légende du 7ème art.
La musique de Michel Magne donne à l'ensemble un air enjoué et badin qui contraste avec la violence de certaines scènes, toujours suggérée.

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mardi 23 juin 2009

William Turner

Joseph Mallord William Turner, peintre et aquarelliste anglais (1775-1851).

Au début, il réalise des paysages d'inspiration romantique mais ses recherches formelles en feront "le peintre de la lumière" et un des précurseurs de l'impressionnisme.

Depuis que mon professeur d'anglais en 1ère nous a fait visiter une exposition qui lui était consacrée au Grand Palais, je me suis surtout montré sensible à sa seconde manière...

Ce jeu avec la lumière qui transcrit si bien la réalité des choses, mieux qu'une photographie, car il leur apporte quelque chose en plus...


...une âme !

lundi 22 juin 2009

Provins

Le deuxième week-end de juin, une semaine avant le solstice, un étrange phénomène se produit dans la cité médiévale de Provins.

Une porte temporelle s'ouvre pendant deux jours et les visiteurs présents à ce moment se trouvent transportés au Moyen Age.

La preuve ?
Des clichés authentiques pris par mon ami Jean-Marc :