mercredi 31 décembre 2008

Bisous, bisous !

Homophobes les sportifs professionnels ? Baaaaaaaah !

Pas les tennismen en tout cas !

Ni les rugbymen australiens !

Même pas les joueurs de foot anglais !

mardi 30 décembre 2008

Atlantis

En 1992, un trio d'artistes danois entreprit de créer, sinon la première, du moins une comédie musicale qui rivaliserait avec les productions anglo-saxones.

Thomas Hog, Sune Svanakier pour le livret et les textes et Peter Spies pour la musique ont ainsi réalisé ce qui est devenu un classique scandinave et une fierté pour les amateurs de spectacles musicaux, tant au Danemark que de par le Monde : "Atlantis"!

Silvan, un jeune marin, tombe amoureux de Adalena, la fille du roi d'Atlantis, Atlas. pendant ce temps, le général Jabbadoor, revient victorieux d'une expédition et goûte fort l'accueil triomphal que lui fait le peuple.

L'ambitieux militaire va utiliser Silvan pour assassiner le roi, tenter d'épouser alors sa fille pour monter sur le trône. Le jeune marin s'enfuit pour échapper à la vindicte populaire.

Silvan va trouver refuge auprès des prêtres de la Cité et revenir pour se justifier, défier Jabbadoor, et retrouver les faveurs de sa belle qui n'a jamais douté de lui.
Hélas, il est trop tard, la Cité d'Atlantis sombre dans les flots déchaînés...

Les interprètes s'étaient auparavant illustrés dans des comédies musicales étrangères (Les Misérables, Chess, les oeuvres d'Andrew LLoyd Webber...) : ils sont tous très brillants et donnent corps et crédibilité à leurs personnages.

Kurt Ravn (Jabbadoor), Soren Launbjerg (Silvan) et Pernille Pettersson (Adalena) ont repris leurs rôles en 2002, pour une célébration officielle, à l'Opéra de Copenhague, avec orchestre symphonique.
On peut trouver la construction très classique et repérer ici et là des influences facilement détectables par l'amateur éclairé, mais l'ensemble des airs, plutôt "catchy" comme ils disent outre-Manche, et la conviction des chanteurs balayent les reproches aisément.

Pas une création d'avant garde, mais un sacré bon moment qu'on aimerait bien regarder en vidéo à défaut de le (re)voir sur une scène...

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dimanche 28 décembre 2008

Nelligan

Émile Nelligan, (24 décembre 1879 - 18 novembre 1941), est un poète québécois né et décédé à Montréal.

Il composa l'essentiel de son oeuvre entre 16 et 19 ans.
Parmi les thèmes récurrents de ses poèmes, on note l'enfance, la folie, la musique, l'amour et la mort.

Son inspiration est si sombre qu'elle provoque l'incompréhension et Emile est interné dans un asile psychiatrique avant d'avoir pu achever son premier recueil "Le Récital des Anges". Il y mourra 42 ans plus tard.

Son oeuvre de facture très classique, s'apparente au symbolisme et est devenu, après la Seconde Guerre Mondiale, une fièrté du Québec : de nombreux établissements scolaires, théâtres, prix littéraires portent aujourd'hui son nom.

Soir d'hiver

Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu'est-ce que le spasme de vivre
A la douleur que j'ai, que j'ai.

Tous les étangs gisent gelés,
Mon âme est noire! Où-vis-je? où vais-je?
Tous ses espoirs gisent gelés:
Je suis la nouvelle Norvège
D'où les blonds ciels s'en sont allés.
Pleurez, oiseaux de février,
Au sinistre frisson des choses,
Pleurez oiseaux de février,
Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
Aux branches du genévrier.

Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu'est-ce que le spasme de vivre
A tout l'ennui que j'ai, que j'ai.

Le vaisseau d'or

Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l'or massif:
Ses mâts touchaient l'azur, sur des mers inconnues;
La Cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues
S'étalait à sa proue, au soleil excessif.

Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
Dans l'Océan trompeur où chantait la Sirène,
Et le naufrage horrible inclina sa carène
Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.

Ce fut un Vaisseau d'Or, dont les flancs diaphanes
Révélaient des trésors que les marins profanes,
Dégoût, Haine et Névrose, entre eux ont disputés.

Que reste-t-il de lui dans la tempête brève?
Qu'est devenu mon coeur, navire déserté?
Hélas! Il a sombré dans l'abîme du Rêve!

La romance du vin

Tout se mêle en un vif éclat de gaieté verte
O le beau soir de mai ! Tous les oiseaux en choeur,
Ainsi que les espoirs naguère à mon coeur,
Modulent leur prélude à ma croisée ouverte.

O le beau soir de mai ! le joyeux soir de mai !
Un orgue au loin éclate en froides mélopées;
Et les rayons, ainsi que de pourpres épées,
Percent le coeur du jour qui se meurt parfumé.

Je suis gai! je suis gai ! Dans le cristal qui chante,
Verse, verse le vin ! verse encore et toujours,
Que je puisse oublier la tristesse des jours,
Dans le dédain que j'ai de la foule méchante !

Je suis gai ! je suis gai ! Vive le vin et l'Art !...
J'ai le rêve de faire aussi des vers célèbres,
Des vers qui gémiront les musiques funèbres
Des vents d'automne au loin passant dans le brouillard.

C'est le règne du rire amer et de la rage
De se savoir poète et objet du mépris,
De se savoir un coeur et de n'être compris
Que par le clair de lune et les grands soirs d'orage !

Femmes ! je bois à vous qui riez du chemin
Ou l'Idéal m'appelle en ouvrant ses bras roses;
Je bois à vous surtout, hommes aux fronts moroses
Qui dédaignez ma vie et repoussez ma main !

Pendant que tout l'azur s'étoile dans la gloire,
Et qu'un rythme s'entonne au renouveau doré,
Sur le jour expirant je n'ai donc pas pleuré,
Moi qui marche à tâtons dans ma jeunesse noire !

Je suis gai ! je suis gai ! Vive le soir de mai !
Je suis follement gai, sans être pourtant ivre !...
Serait-ce que je suis enfin heureux de vivre;
Enfin mon coeur est-il guéri d'avoir aimé ?

Les cloches ont chanté; le vent du soir odore...
Et pendant que le vin ruisselle à joyeux flots,
Je suis gai, si gai, dans mon rire sonore,
Oh ! si gai, que j'ai peur d'éclater en sanglots !

Quelqu'un pleure dans le silence

Quelqu'un pleure dans le silence
Morne des nuits d'avril ;
Quelqu'un pleure la somnolence
Longue de son exil ;
Quelqu'un pleure sa douleur
Et c'est mon coeur !

samedi 27 décembre 2008

Publicités

pour des slips...si, si ! Regardez bien : ils ne sont pas tout à fait portés comme d'habitude...

Finalement, j'aime bien la pub, moi !

vendredi 26 décembre 2008

La Légende de Jimmy

En 1990, douze ans après leur succès de Starmania, Michel Berger et Luc Plamondon proposent un spectacle musical inspiré de la vie de James Dean.

Hélas, nous sommes en pleine Guerre du Golfe I et les salles de théâtre sont quasi désertes.
Malgré les efforts de certains média - dont Marc Toesca dans le mythique "Top 50" qui éxorte les téléspectateurs à aller voir le show ("N'attendez pas dix ans pour le trouver génial!")- "La Légende de Jimmy" ne sera qu'un succès d'estime.

Pourtant, Diane Tell, Renaud Handson, Nanette Workman et Tom Novembre se donneront à fond dans une mise en scène somptueuse de Jérôme Savary.
Jamais la musique de Michel Berger n'a été aussi subtile et sophistiquée. Les textes de Luc Plamondon atteindront, pour une dernière fois dans un musical, à la quasi perfection.

Mais l'humeur du temps n'était pas à cette relecture d'un mythe, un peu décalée (Dean aurait vendu son âme au diable pour réussir et aurait préféré nettement les garçons qui gravitaient dans le milieu du cinéma...sacrilège, n'est-il pas ?) et terriblement romantique !

Restent de splendides images et des chansons...de légende :

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jeudi 25 décembre 2008

Krazy Kat

Je cherchais un sujet pour ce jour de Noël et un courriel inattendu m'en a fourni la matière.

En septembre 2003, pendant des vacances à la Gran Canaria, j'ai fait la connaissance d'un garçon formidable : un artiste britannique qui se consacre au théâtre pour enfants et en particulier pour les enfants sourds et malentendants.
Les shows qu'il conçoit, réalise et interprète mélangent la parole, le visuel et le langage des signes!
Sa réputation n'a fait que croitre dans tout le Royaume Uni et même à l'étranger (Pays Bas, Espagne...).Kinny Gardner, c'est son nom, avec son compagnon (et co-fondateur de la troupe) Alaster Mcmillan - et depuis le décès de ce dernier avec Darren Cheek- aime les enfants et prend plaisir à sillonner les routes du pays pour les distraire.
On notera que les parents qui les accompagnent ne sont pas les derniers à apprécier les représentations...

Qu'on ne se méprenne pas : il ne fait pas cela par manque de réussite dans le "show business" classique : c'est par choix et par goût !
Kinny a figuré dans la distribution de grands shows outre-Manche : Rocky Horror Show, Cabaret, Godspell, Chicago...

Mais visitez plutôt le site de Krazy Kat pour en savoir plus...

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mercredi 24 décembre 2008

Concours Eurovision (4)

1997 - Islande


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"Minn hinsti Dans" par Pall Oskar.
Paroles et musique de Pall Oskar Hjalmtysson.
19 points, 20ème sur 23.

Une chanson qui avait tout simplement 10 ans d'avance : c'est aujourd'hui qu'il faudrait défendre ce titre avec une bonne chance de l'emporter...

Concours Eurovision (3)

2004 - Serbie-Montenegro


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"Lane Moje" par Zeljko Joksimovic.
Paroles de Leontina Vukumanonic, musique de Zeljko Joksimovic.

2 ème avec 106 points.

Le scandale des scandales !
La meilleur chanson de l'histoire du concours s'est fait coiffé sur le poteau par une pouf vulgaire à souhait, vêtue de peaux de bêtes, ahanant 3 phrases 35 fois de suite, sans autre talent que de savoir exhiber son postérieur, déshonorant la culture ukrainienne pour 13 générations au moins !

mardi 23 décembre 2008

Andrée Chedid

"Je veux garder les yeux ouverts sur les souffrances, le malheur, la cruauté du monde; mais aussi sur la lumière, sur la beauté, sur tout ce qui nous aide à nous dépasser, à mieux vivre, à parier sur l'avenir"
A. Chedid, 1998


Andrée SAAB, née le 20 mars 1920, au Caire (Egypte), épouse Louis Chedid en 1942.

Bien sûr, on connait son fils, le musicien Louis, et son petit fils Mathieu...mais à l'origine était le verbe...la poésie !
Une des plus grande magicienne des mots, dans ses recueils comme dans ses romans, dont le plus célèbre est évidement,"Le sixième jour" adapté au cinéma par Youssef Chahine avec Dalida en vedette.



BREVE INVITEE

à ma fille

Ma lande mon enfant ma bruyère
Ma réelle mon flocon mon genêt,
Je te regarde demain t’emporte
Où je ne saurais aller.

Ma bleue mon avril ma filante
Ma vie s'éloigne à reculons,
A toi les oiseaux et la lampe
A toi les torches et le vent.

Mon cygne mon amande ma vermeille
A toi l'impossible que j'aimais
A toi la vie, sel et soleil,
A toi, brève invitée.


L'HOMME D'OR (version finale)

L'homme
Tâte le sol
Avant d'y prendre racine

Puis entreprend
Sa marche oblique
Vers l'énigme des choses
Entre silence
Et bruits.

1° version

L'homme
Touche le sol
Avant d'y prendre route
Tâtonne
Interroge
Les silences et le bruit
Avant sa marche oblique
Vers l'énigme
Leur fureur
Leur bienfait


Extrait de "Textes pour un poème"

Je m'émerveille du rêve qui sonde l'avenir,
Des soifs que rien ne désaltère.
Que nous soyons chasseurs et gibiers à la fois,
Gladiateurs d'infini et captifs d'un mirage.

Les dés étant formels et la mort souveraine,
Je m'émerveille de croire en notre saison.

(...)

Avec mon sang aux mille oiseaux
J'ai marché tout au long de la terre
J'ai renié le temps
J'ai su parler à l'étranger


lundi 22 décembre 2008

Grey Gardens

En 1975, Albert Maysles réalise un documentaire qui va secouer les Etats Unis.
Diffusé sur une importante chaîne de télévision, le film raconte l'histoire de Edith Bouvier Beale.
Bouvier, cela vous dit sans doute quelque chose : il s'agit de la cousine de Jackie Bouvier-Kennedy-Onassis !
Elle vit à Grey Gardens, une maison presque en ruines, entourée d'une cinquantaine de chats, dans une grande pauvreté. Elle s'occupe de sa mère, Edith Beale (née Bouvier), dite "Big Eddie", qui a jadis sacrifié une carrière de chanteuse pour son avocat d'affaires de mari qui l'a remerciée en la quittant le jour des fiançailles de leur fille, "Little Eddie", avec Joseph P.Kennedy...
Ruinées par les manigances de l'oncle de "Big Eddie", les deux femmes restent ensemble en dépit des tiraillements et des rancoeurs qui les animent : la fille reprochant à la mère d'avoir détruit sa vie en l'empêchant, par faiblesse et égoïsme de devenir une artiste, et la mère, convaincue que sa fille n'a aucun talent, en tout cas moins qu'elle, et qu'elle ne mérite pas faire la carrière qu'elle n'a pas pu accomplir...

Ce scénario, comme la vraie vie en produit parfois, a été adapté en comédie musicale par Doug Wright, avec des paroles de Michael Korie et une musique de Scott Frankel.

Dans l'acte 1, nous sommes en 1941 et "Big Eddie" jeune (jouée par Christine Ebersole) donne la mesure de sa condescendance pour sa fille : elle entend avoir la vedette pendant la party donnée pour les fiançailles de "Little Eddie" avec Joe Kennedy et ne concédera sa défaite qu'avec la rupture entre les amoureux, à cause du divorce annoncé entre les époux Beale.
Acte 2 : en 1973, les deux femmes partagent Grey Gardens et les rares visiteurs qui s'y aventurent encore. La jeune Eddie (jouée par Christine Ebersole) manifeste son désespoir d'avoir un jour une vie normale, mais se réconcilie finalement avec sa mère pour un duo très années 40 qui conclut la pièce.

La musique du début nous replonge fort habilement dans l'ambiance de l'avant 2nde Guerre Mondiale et les ballades du deuxième acte sont plus nostalgiques et intemporelles.
Marie Louise Wilson, en "Big Eddie" du 2ème acte et surtout, Christine Ebersole dans son double rôle des deux "Eddie", sont remarquables et ont amplement mérité leurs Tony Awards
2006.

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dimanche 21 décembre 2008

Babylon 5

En l'an 2258, 10 ans après la guerre avec les Minbaris, l'Alliance Terrienne propose aux autres races intelligentes de la Galaxie la construction d'une station spatiale qui serait une sorte d'ONU galactique, destinée à prévenir les conflits entre les espèces dominantes de cette partie de l'Univers.

La première et la seconde stations sont détruites par accident et la troisième par un attentat avant son inauguration.
La quatrième disparaît mystérieusement.
L'inauguration de la cinquième, Babylon 5, a lieu dans un climat un peu tendu, mais sous la houlette du Commandant Sinclair, la première assemblée des peuples de l'espace peut s'ouvrir.

Voici l'introduction à la série télévisée de science fiction la plus intelligente de l'histoire de ce média.
En effet, son créateur, Joe Michael Straczynski, a conçu la totalité du scénario dès le départ.
L'intrigue a été élaborée pour se dérouler sur 5 saisons (soit 110 épisodes de 45 minutes), formant le premier concept-script de l'histoire des séries télévisées.
Le "B5 concept-serie" est devenu aujourd'hui un modèle de production.

Diffusée entre 1993 et 1999 aux Etats Unis, elle fait l'objet d'un culte toujours vivace aujourd'hui comme en témoignent certains sites comme celui ci

Les effets spéciaux, entièrement réalisés par ordinateur, font des combats spatiaux - inévitables dans tout bon space-opera - de véritables reportages captivants.
La créativité des décors, des costumes, des maquillages ont rendus les personnages extrêmement crédibles. Leurs psychologies respectives sont incarnées comme rarement dans une série de science fiction par des acteurs de grand talent qui en ont fait des êtres de chair et d'âme : Londo Mollari, le Centauri calculateur et cynique; G'kar, le Narn à la peau de saurien tacheté, ambassadeur d'un régime dur mais individu sentimental et déconcertant; l'énigmatique Kosh, délégué de la plus ancienne et très puissante race de la Galaxie, les Vorlons; Dellen, la Minbari qui acceptera par amour pour Sheridan de devenir à moitié humaine; Ivanova, la commandant en second, belle, distante mais qui cache un mal être profond; Garibaldi, l'officier de sécurité de B5, intègre et torturé...

Les influences sont aussi nombreuses que les messages véhiculés par ce qu'il faut bien qualifier d'oeuvre.
La politique, son corollaire la diplomatie y sont disséquées avec pertinence et avec une volonté d'éviter le manichéisme si souvent à l'ouvrage dans les films étatsuniens.
La religion, la psychanalyse, les pouvoirs paranormaux, passent aussi sous le scalpel. Même l'image, si récurrente dans le cinéma US, de l'homme providentiel y est malmenée, le commandant Sheridan, l'humain qui commande la station dès la deuxième saison, n'échappe pas aux doutes et aux décisions pas très pertinentes ainsi qu'aux aventures hasardeuses dont il ne se rétablit qu'avec l'aide des autres et en particulier, des ennemis d'hier, les Minbaris.
Mais le message principal reste la quête de la liberté, tant des peuples que des individus, face à l'oppression, interne ou coloniale.
L'épanouissement des êtres par la coexistence et la tolérance sert de trame de fond à ce récit épique.

L'intelligence du propos, le raffinement dans les détails des civilisations dépeintes sur les 5 années que dure l'intrigue, la vraisemblance des comportements qui renvoient à des épisodes de l'actualité ou de l'Histoire, font que cette saga est un monument aussi bien de la SF que de la télévision.

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samedi 20 décembre 2008

Salvador Dali

Peut on aimer à la folie le chocolat Lanvin et ne pas être fou ?
Peut on ne pas être de gauche et être un artiste majeur de son temps ?
Peut on avoir brûlé d'une passion ardente pour un poète révolté et éprouver une adoration quasi mystique pour la femme d'un autre ?
Peut on être un génie, être riche et aimer l'argent ?

Il voulait marquer son époque, qu'on se souvienne de lui dans les siècles à venir.
Il a maitrisé comme peu d'artistes, l'art de la communication : la provocation en était le principal vecteur !
Son admiration pour Franco ne pouvait qu'être prise au second degré : quoi, ce sont ses sbires qui ont fusillé Federico Garcia Lorca, l'amour de ses trente ans !
Et puis, dans un univers intellectuel de "gôche", comment se démarquer et se faire remarquer si ce n'est en professant des idées réactionnaires ?

Le culte de la Gare de Perpignan, si ce n'est pas une magistrale gifle aux tenants des explications systèmiques du Monde, je ne sais pas ce que c'est !

L'argent était sa passion et il ne s'en cachait pas : là encore, on peut y voir une volonté, certes de se libérer des contingences habituellement liées à la condition de l'artiste, mais aussi le besoin de se soustraire, par la puissance financière, aux dictats des marchands d'art et des critiques qui ne comprirent pas toujours qu'il se jouait d'eux...

Après avoir chercher son style, c'est dans les années 30 qu'il se révèle enfin et ne cessera plus d'affuter son pinceau pour produire des oeuvres toujours plus puissantes et plus rafinées.

Ses trompe-l'oeil, ses toiles "mystiques" ou surréalistes sont autant de jalons d'un génie en perpétuel mouvement, en constante quète de renouvellement.

On sait peu qu'il a préparé avec Walt Disney, en 1965, une ébauche de dessin animé sur le thème d'Orphée, qui ne se réalisa jamais, le projet ayant été interompu par le décès du cinéaste.

vendredi 19 décembre 2008

Concours Eurovision (2)

Deuxième épisode : 1990

Philippe Lafontaine représente la Belgique avec une ravissante ballade qu'il a écrit et composée en hommage à son épouse, originaire de Macédoine (Former Yougoslave Republic of Macedonia).

Les jurés et le public ne saisiront pas la magie qui se dégage de cette chanson ni les subtilités langagières typiques de l'art de Philippe Lafontaine et ne lui accorderont qu'un total de 46 points, le classant 12 ème sur 22 concurrents.

1990 - Belgique

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"Macedomienne" par Philippe Lafontaine
Paroles et musique de Philippe Lafontaine.

Concours Eurovision (1)

Cette série d'articles pour rendre justice à des chansons qui n'ont pas gagné, qui ne le méritaient peut être pas, mais assurément auraient pu connaitre un meilleur sort...

2004 - Malte
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"On again, off again" par Julie et Ludwig
Paroles Gerard James Borg ; Musique Philipp Vella.

12ème avec 50 points
Une chanson sur un couple qui se sépare, se remet ensemble, se re-sépare et ainsi de suite...des gens qui savent ce qu'ils veulent, quoi !
La musique du refrain est facile à retenir et vous reste dans la tête; mais là où les auteurs font preuve d'originalité, c'est dans l'air des couplets, véritable délire lyrique dans lequel les deux interprètes donnent, chacun à leur tour, la pleine mesure de leur talent vocal.

Certes pas un chef d'oeuvre, mais une chanson de bon niveau qui pouvait prétendre au podium d'honneur !

jeudi 18 décembre 2008

Londres

Bon, là si je dis que c'est Vesoul ou Naples le sujet de cet article, vous allez pas le croire....

C'est parti pour rien que des sites classiques autant qu' incontournables :

Trafalgar Square
Picadilly Circus : c'est pas beau, hein ? Ben non ! Le seul intérêt, c'est que c'est un quartier très animé...Par contre, là c'est Covent Gardens et c'est un super endroit, plein de boutiques "old fashioned" et d'artistes de rue...enfin, devant, sur le parvis !

Là, c'est la cour d'un Palais, je sais plus lequel, mais c'est si beau qu'on croirait que c'est à Paris...
Les anglais, ils passent leur temps à nous critiquer, mais ils font rien qu'à nous copier : Big Eye; elle vous rappelle rien cette grande roue ?

Et voici l'autre Big, Ben ! Et même que ça sonne quand c'est l'heure du thé !

Bon, là, c'est un peu n'importe où, en ville : un carrefour avec des bus rouges...et des phone booths, rouges aussi !
Pour la suivante, j'ai une anecdote : il parait qu'un jour, un touriste américain pas bien fu-fute (mais n'est ce pas un pléonasme ?) a demandé à un londonnien pourquoi on avait construit cette église au milieu de la rue...

East End, à gauche la Tamise, en blanc, la cathédrale St Paul et au fond à droite, "the Pineapple"...Westminster : Parliament Houses, si, si !Et pour finir : un banc d'anglais...