dimanche 17 décembre 2017

Marie Laforêt, les yeux et la voix d'or

Vous la connaissez sous son nom d'artiste, Marie Laforêt.
Mais la ravissante actrice et chanteuse est née Maïtena Doumenach le 5 octobre 1939 à Soulac-sur-Mer (Gironde).

Fille d'un industriel, elle s'émancipe à le fin de la guerre de son éducation religieuse pour se diriger vers la carrière artistique.
Elle remporte un concours de talents organisé par Europe N°1 en 1959 et décroche un premier rôle dans un film de Jean-Gabrile Albicoco, "La fille aux yeux d'or".
Le titre lui vaudra son surnom dans la presse people...

Je vous laisse découvrir le détail de sa carrière et de sa vie sentimentale agitée sur sa page Wikipedia.

Mon but ici est de vous faire (re)découvrir son répertoire, en particuliers les chansons les moins connues.

"Une petite ville" (paroles Vline Buggy - musique Jeff Barnell)


"Qu'y a-t-il de changé ?" (paroles Serge Lama, musique Yves Gilbert)


"Moi, je voyage"  (Marie Laforêt; Vince Tempera; Fabio Frizzi; Vanbibber)

"La cavale" (Marie Laforêt - Bernard Wystraete)


"Richard Toll" (paroles Marie Laforêt - musique Jean-Marie Leau)


"Genève, ou bien" (Marie Laforêt - Jean-Marie Leau)


vendredi 15 décembre 2017

Sport insolite : 3 - Kayak-polo

On connaissait le canoë - ou kayak - d'eaux vives ou de mer, on s'intéressera de près à une discipline encore confidentielle, le kayak-polo.

Imaginé au début des années 1970 et proposé lors du National Canoe Exhibition au Crystal Palace National Sport Center, le canoë Polo se dispute en piscine ou en eaux libres pourvu que la surface de jeu soit de 35 mètres sur 23.

Des Championnats du Monde sont organisés tous les deux ans : l'Italie détient le titre chez les hommes et la Nouvelle Zélande chez les dames.

Pour le détail des règles ont se reportera à la page Wikipedia en anglais.
Pour comprendre le jeu voici une vidéo extraite d'une compétition :


mercredi 13 décembre 2017

Maurice Williamson, avocat du mariage gay chez les kiwis

En l'an de grâce 2014, le parlement de Nouvelle-Zélande vote une loi redéfinissant le mariage, autorisant ainsi l'union des couples gays et lesbiens.

Le député Maurice Williamson, délivre alors, après l'adoption du texte déposé par sa collègue d'origine maorie, Louisa Wall, un bref discours qui va faire le tour du monde.

Alliant humour, bon sens et ouverture d'esprit, Williamson livre à l'auditoire un véritable récital d'intelligence et d'humanisme, digne d'un stand-up.

La parole est à l'honorable Maurice Williamson, MP National Party (droite) de Pakuranga :


I want to first of all congratulate Louisa Wall for this bill, the Marriage (Definition of Marriage) Amendment Bill, and I want to say that the good news about years spent in this Parliament is that you learn to deflect all of the dreadful fire and brimstone accusations that are going to happen.

I have had a reverend in my local electorate call and say that the gay onslaught will start the day after this bill is passed. We are really struggling to know what the gay onslaught will look like.

We do not know whether it will come down the Pakuranga Highway as a series of troops, or whether it will be a gas that flows in over the electorate and blocks us all in.

I also had a Catholic priest tell me that I was supporting an unnatural act. I found that quite interesting coming from someone who has taken an oath of celibacy for his whole life.

[Hon Amy Adams: “Cell-i-bacy”.]

Hon Maurice Williamson: “Cell-i-bacy”. OK, we will go with “Cell-i-bacy”. OK. I have not done it, so I do not know what it is about. I also had a letter telling me that I would burn in the fires of hell for eternity.

That was a bad mistake, because I have got a degree in physics. I used the thermodynamic laws of physics. I put in my body weight and my humidity and so on. I assumed the furnace to be at 5000 degrees. I will last for just on 2.1 seconds. It is hardly eternity. What do you think?

I also heard some more disgusting claims about adoption. Well, I have got three fantastic adopted kids. I know how good adoption is, and I have found some of the claims just disgraceful. I found some of the bullying tactics really evil. I gave up being scared of bullies when I was at primary school.

However, a huge amount of the opposition was from moderates, from people who were concerned, who were seriously worried, about what this bill might do to the fabric of our society. I respect their concern. I respect their worry. They were worried about what it might to do to their families and so on.

Let me repeat to them now that all we are doing with this bill is allowing two people who love each other to have that love recognised by way of marriage. That is all we are doing.

We are not declaring nuclear war on a foreign state. We are not bringing a virus in that could wipe out our agricultural sector for ever.

We are allowing two people who love each other to have that recognised, and I cannot see what is wrong with that for neither love nor money. I just cannot. I cannot understand why someone would be opposed.


I know how good adoption is, and I have found some of the claims just disgraceful. I found some of the bullying tactics really evil. I gave up being scared of bullies when I was at primary school.

I understand why people do not like what it is that others do. That is fine. We are all in that category.

But I give a promise to those people who are opposed to this bill right now. I give you a watertight guaranteed promise.

The sun will still rise tomorrow.

Your teenage daughter will still argue back to you as if she knows everything.

Your mortgage will not grow.

You will not have skin diseases or rashes, or toads in your bed.

The world will just carry on.

So do not make this into a big deal.

This bill is fantastic for the people it affects, but for the rest of us, life will go on.

Finally, can I say that one of the messages I had was that this bill was the cause of our drought—this bill was the cause of our drought.

Well, if any of you follow my Twitter account, you will see that in the Pakuranga electorate this morning it was pouring with rain. We had the most enormous big gay rainbow across my electorate.

It has to be a sign. It has to be a sign. If you are a believer, it is certainly a sign.

Can I finish—for all those who are concerned about this—with a quote from the Bible. It is Deuteronomy. I thought Deuteronomy was a cat out of the musical Cats, but never mind. The quote is Deuteronomy 1:29: “Be ye not afraid.”

dimanche 10 décembre 2017

Remo Forlani, plume à tout faire


Remo Forlani est un écrivain, dramaturge, critique de cinéma et télévision, homme de radio, scénariste et réalisateur français, né et mort à Paris (12 février 1927 - 25 octobre 2009).

Je l'ai connu chroniqueur sur RTL où il officiait comme critique de télévision.
J'adorais son ton caustique et acerbe et sa façon inimitable de dézinguer les programmes de la veille.

J'ai plus tard appris qu'il était aussi romancier.
Il écrivit une trentaine d'ouvrages dont une bonne partie consacrée aux chats, sa passion.

Il signa également 7 pièces de théâtre dont "Madame" qui permit à Barbara de faire sa première apparition dramatique.
En voici un extrait où on retrouve la chanteuse en compagnie du comédien Claude Titre :


Remo Forlani fut aussi l'auteur du livret de l'opéra "Lundi, Monsieur, vous serez riche", mis en musique par Antoine Duhamel :


Scénariste de la première adaptation des aventures de Tintin au cinéma, il conçut, sous la supervision de Hergé, "Tintin et le mystère de la Toison d'Or" en 1961, réalisé par Jean-Jacques Vierne.


En 1957, Chris Marker avait co-réalisé avec Alain Resnais un autre de ses scénarios, "Le mystère de l'atelier 15"


Il produit en 1973 le scénario du film de Jean-Claude Brialy, "Les volets clos" et en écrit le texte de la chanson du générique, interprétée par Nicoletta


Il passe l'année suivante à la réalisation en mettant en scène son synopsis, "Juliette et Juliette" avec Annie Girardot et Marlène Jobert.


Mais ses histoires ne finissent pas toutes sur grand écran.
Forlani propose au journal Pilote en 1966, avec des dessins de Georges Lacroix, l'histoire dejantée du Caracacouac :




Touche à tout plus ou moins brillant, Remo Forlani était surtout connu pour son humour et sa capacité d'autodérision.
Un exemple dans cet extrait d'interview télévisée menée par Pierre Tchernia :


vendredi 8 décembre 2017

Scott Listfield, "I am a poor lonesome astronaut"


Scott Listfield est né en 1976 à Boston.
Après avoir étudié l'art à l'université de Dartmouth, il rentre aux USA en 2000.

Depuis il propose des peintures dans un style hyperréaliste où il fait évoluer dans des paysages désertiques des dinosaures ou un astronaute solitaire.

C'est sur cette série que je veux attirer votre attention.

On se retrouve plongé dans un monde futur et familier, dépourvu de toute population, hormis un étrange astronaute qui parcourt une planète déserte.

Fantasme ou prémonition ? A vous de voir :
















mardi 5 décembre 2017

Le Roi Carotte, opérette potagère

Affiche originale de Henri Meyer
Au lendemain de la débacle de la guerre de 1870, la population parisienne a besoin de se détendre et de retrouver le goût de rire.

Le célèbre compositeur Jacques Offenbach s'allie au librettiste et dramaturge Victorien Sardou pour adapter un conte fantastique de l'allemand Ernst Hoffmann, paru en 1819.

D'abord proposée sous forme d'un opéra-bouffe, l'adaptation connut une modification en quatre actes mais le point commun restait une multiplication de tableaux différents, ce qui rendait la production particulièrement onéreuse.
Malgré tout, son succès dépassa les frontières et la pièce fut jouée à Londres, New-York et Vienne après Paris en 1872.
Mais le coût exorbitant du spectacle provoquant sa mise au placard dès 1877.

L'argument est très spécial :
Qu’arriverait-il si un légume accédait à la tête de l'Etat ? Un légume, certes vitaminé, mais aussi brutal, stupide et belliqueux ? Tout ensemble carotte et bâton, ce roi est autant une délirante fantaisie qu’un pied de nez à tous les potentats.

En résumé :
Fridolin, prince héritier frivole et criblé de dettes, s’apprête à épouser Cunégonde pour sa dot. Il se trouve alors chassé du pouvoir par un potager transformé en cour royale par la grâce de la sorcière Coloquinte. Celle-ci fait d’une carotte un roi, le Roi Carotte, que tous voient comme un prince charmant alors qu'il n'est qu'un imbécile. De péripéties en catastrophes, le Roi Carotte redevient légume tandis que Fridolin fait son grand retour, acclamé par le peuple, avant de s'unir à la la douce Rosée du Soir.

L'Opéra de Lyon a eu la brillante idée de sortir cette oeuvre de l'oubli, en la recréant, pour la première fois depuis 1877 pour les fêtes de Noël 2015.
Une mise en scène modernisée et inspirée par le burlesque cinématographique en a assuré le succès.




dimanche 3 décembre 2017

Meurtres au Paradis ou Caraïbe Yard

Nos amis britanniques font montre d'un certain savoir faire depuis longtemps quand il s'agit de concevoir, produire et réaliser des séries policières un peu originales.


Meurtres au Paradis - Death in Paradise en vo - ne déroge pas à la règle.

L'idée a été inspirée à Robert Thorogood par un fait divers advenu en 2007 à la Jamaïque lors de la Coupe du Monde de cricket - l'entraîneur de l'équipe du Pakistan a été retrouvé mort de façon étrange laissant penser à un homicide; l'homme étant britannique, Scotland Yard dépêcha un enquêteur sur place qui conclut à une mort naturelle.

La série est diffusée pour la première fois sur BBC One le 25 octobre 2011.
En France c'est France 2 qui la propose en inédit à partir de juillet 2013, puis les saisons sont reprises régulièrement sur France Ô.

Elle a été tournée en Guadeloupe, dans la bourgade de Deshaies et compte à ce jour 7 saisons complètes de 8 épisodes de 52 minutes chacune.
Une huitième saison est annoncée pour 2018.

La petite île des Antilles de Sainte-Marie, dominion franco-britannique, est confrontée à des affaires criminelles plus complexes qu'il n'y parait.
L'équipe d'enquêteurs de la gendarmerie locale, dirigée par le Commandant Selwyn Patterson (Don Warrington) se doit de les démêler et procéder à l'arrestation des coupables.
Dans le premier épisode, l'inspecteur-chef Richard Poole (Ben Miller), un londonien bon teint, tatillon et réfractaire à la vie sous les tropiques, est envoyé pour enquêter sur l'assassinat de son prédécesseur.
Grâce à l'aide du sergent Camille Bordey (Sara Martins) et des agents Fidel Best (Gary Carr) et Dwayne Myers (Danny John-Jules), il mène à bien la mission et petit à petit se résout à poursuivre sa carrière sur l'île.

Pour des questions de distribution, les membres de l'équipe changent :
A partir de la saison 3, Richard Poole cède la place à l'inspecteur-chef Humphrey Goodman (Kris Marshall), distrait et maladroit mais prenant franchement goût à son nouveau lieu de vie et surtout capable de fulgurances géniales pour résoudre les enquêtes.
La saisons suivante voit le départ de Camille puis de Fidel, remplacés par Florence Cassel (Joséphine Jobert) et J.P.Hooper (Tobi Bakare).
Avec la fin de la saison 6, nouveau changement de détective et apparition de Jack Mooney (Arlan O'Hanlon) pour diriger l'équipe.
Deux autres personnages agrémentent les épisodes : Catherine Bordey (Elizabeth Bourgine), la mère de Camille, gérante d'un café-restaurant et Harry, un lézard vert qui squatte la maison de l'inspecteur-chef et devient progressivement un animal de compagnie.

Les énigmes sont très classiques bien que souvent tortueuses et alambiquées : tous les témoins sont des suspects potentiels et à la fin, l'inspecteur-chef réunit tout le monde pour dévoiler les tenants et aboutissants de l'affaire.
La trame policière des épisodes tient beaucoup à Hercule Poirot, Jessica Fletcher ou Adrian Monk.

C'est le décalage entre les différents inspecteurs anglais et le quotidien des Antilles, la différence entre les mentalités et les références des protagonistes, superbement soulignés par un humour très british qui fait le sel principal de la série.

On se dépayse pendant une petite heure, en tentant de résoudre une intrigue policière, avec le sourire.
Ca ne se manque pas !

Bande annonce française


Bande annonce en version originale


Extrait de la saison 3