jeudi 19 janvier 2017

Marmite for everybody

Depuis le Brexit le Royaume-Uni est en crise !

La chute de la livre sterling a provoqué un renchérissement des ingrédients indispensables à la confection d'un produit phare de la gastronomie britannique.

La production de ce nectar culinaire est en péril !

La Marmite Sauce se meurt !

Et pourtant...

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mardi 17 janvier 2017

L' Apocalypse selon Vitaly S Alexius

C'est à Novokuznetsk, entre les aciéries et les mines de cette ville perdue de Sibérie que Vitaly Alexius a vu le jour en 1984.

Il commence dès l'âge de 4 ans à dessiner des vaisseaux spatiaux et des paysages fantastiques.
Il suit des études de dessin et de beaux arts à Novosibirsk, puis, en 1997, il émigre à Toronto où il réside encore aujourd'hui.

Vitaly y termine ses études de designer et illustrateur.
Quand il découvre Photoshop, zn 2002, il s'en sert pour développer sa créativité et invente une nouvelle école de peinture, le dreaminisme qui allie fantastique et art digital.

Voici quelques exemples de ce talent hors normes, onirique et apocalyptique avec ce qu'il faut de poésie :
















samedi 14 janvier 2017

Divas divines : 7 - Tarja Turunen


Je vous propose de découvrir une star inconnue en France alors qu'elle enflamme les scènes de l'Europe du Nord, Centrale et Orientale, d'Amérique Latine et même des Etats-Unis !

Née le 17 août 1977 à Kitee, Tarja Soile Susanna Turunen Cabuli, commence à faire remarquer son talent de chanteuse à l'âge de trois ans.

D'abord dans des chorales paroissiales, elle reçoit ensuite des leçons de chant et de piano privées.
Après des études difficiles en raison des jalousies suscitées par ses dons et ses capacités intellectuelles brillantes, elle entre à 15 ans à la Savonlinna Senior Secondary School of Art and Music.

A 18 ans elle intègre l'Académie Sibelius où elle perfectionne ses capacités musicales et détermine son style.

En 1996, Tarja - devenue Tarja Turunen - est co-fondatrice du groupe Nightwish qui, deux ans plus tard franchit pour la première fois les frontières finlandaises.
Tarja commence, avec le nouveau siècle, un parcours international : l'Allemagne, puis l'Amérique du Sud; suivront la Russie et une invitation à Los Angeles par le compositeur Hans Zimmer.

Avec les années 2010, notre petit hexagone est le seul lieu de résistance au talent de Tarja !

La Présidente finlandaise Tarja Halonen l'a désignée Voix de la Finlande en 2010.

Compositrice, flûtiste, pianiste et bien sûr, chanteuse lyrique, son style musical est qualifié de métal symphonique. Mais vous allez pouvoir juger sur pièces.

I feel immortal

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Until my last breath

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Sadness in the night

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Wisdom of wind

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Ave Maria

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mercredi 11 janvier 2017

I Love You Phillip Morris


Ce film réalisé par John Requa et Glenn Ficarra en 2008 est sorti sur les écrans américains en janvier 2009.

Il est basé sur la vie extraordinaire de cet homme, Steven Jay Russell.


Né le 14 septembre 1957 à Elizabeth City (Caroline du Nord), Russell est un enfant adopté par une famille de Virginia Beach. Jusqu'au milieu des années 70 il mène une vie de policier et père de famille sans histoire.
Puis il se met en tête de retrouver sa véritable mère et quitte la police pour partir à sa recherche.
Il y réussit mais cette dernière le rejette.

Steven Russell découvre son homosexualité et plaque sa famille pour vivre sa nouvelle existence.
Embauché dans une entreprise de produits surgelés grâce à un faux CV, il est arrêté et condamné à une peine de prison une fois l'imposture découverte.

Il s'évade en 1993 en se procurant des vêtements civils. Une nouvelle fraude lui permet de travailler comme directeur financier. A nouveau découvert et emprisonné à Harris au Texas en 1995, il tombe amoureux d'un codétenu, Phillip Morris.

En 1996, il se fait passer pour un juge, obtient une réduction de caution et part pour la Floride où il est repris quelques jours plus tard. Il est transféré à Harris où il retrouve Phillip Morris.
Quelques mois plus tard, déguisé en médecin, il s'évade à nouveau.

Repris en 1998 pour avoir détourné 800 000 $ il est condamné à 45 ans de prison plus 20 pour son évasion.
Incorrigible, Russell réalise son coup de génie : il prétend avoir contracté le virus du sida et feint, avec la complicité d'un aide soignant, sa mort des suite de l'infection. Il quitte la prison sous forme de faux cadavre !

Une demande de prêt risquée suscite la méfiance de la banque qui alerte les autorités : Steven est de nouveau appréhendé mais parvient à fausser compagnie au FBI. Il est repris en avril 1998 et condamné cette fois à 144 ans de prison, peine qu'il purge actuellement.


Une version romancée et plus romantique de cette folle cavale d'un escroc génial sert de scénario au film.
Jim Carrey y campe Steven Jay Russell, avec une palette de jeu si étendue qu'il a convaincu la critique et le public.
Ewan McGregor est Phillip Morris, touchant et naïf, amoureux éperdu puis déçu.

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Une romance gay sur fond d'actions, de cavales, teintée d'humour et d'émotions : un film à découvrir ou à revoir.

dimanche 8 janvier 2017

Jabberwocky


Le Jabberwocky est un personnage imaginaire créé par Lewis Carroll dans un poème inclus dans son Alice au Pays des Merveilles.

Dans ce texte, Carroll en jouant avec les mots et le langage ouvre de nouvelles voies à la poésie.
Il y invente également le concept de mot-valise qui sera repris par des poètes du XX° siècle en France notamment.

En 1946, Henri Parisot propose une traduction complète que voici :

Il était grilheure; les slictueux toves
Gyraient sur l'alloinde et vriblaient:
Tout flivoreux allaient les borogoves;
Les verchons fourgus bourniflaient.


«Prends garde au Jabberwock, mon fils!
A sa gueule qui mord, à ses griffes qui happent!
Gare l'oiseau Jubjube, et laisse
En paix le frumieux Bandersnatch!»


Le jeune homme, ayant pris sa vorpaline épée,
Cherchait longtemps l'ennemi manziquais...
Puis, arrivé près de l'Arbre Tépé,
Pour réfléchir un instant s'arrêtait.


Or, comme il ruminait de suffêches pensées,
Le Jabberwock, l'oeil flamboyant,
Ruginiflant par le bois touffeté,
Arrivait en barigoulant.


Une, deux! Une, deux! D'outre en outre!
Le glaive vorpalin virevolte, flac-vlan!
Il terrasse le monstre, et, brandissant sa tête,
Il s'en retourne galomphant.


«Tu as donc tué le Jabberwock!
Dans mes bras, mon fils rayonnois!
O jour frabieux! Callouh! Callock!»
Le vieux glouffait de joie.


Il e'tait grilheure; les slictueux toves
Gyraient sur l'alloinde et vriblaient:
Tout flivoreux allaient les borogoves;
Les verchons fourgus bourniflaient.


En 1953, deux écrivains de science fiction, Harry Kuttner (1915-1958) et sa femme Catherine Moore (1911-1987) sous le pseudonyme de Lewis Padgett, exploitent l'univers du Jabberwocky initié par Lewis Carroll dans une nouvelle intitulée All Mimsy were the Borogoves.


Elle provoque l'enthousiasme de Boris Vian qui la traduit en français sous le titre "Tous smouales étaient les Borogoves".

Plusieurs millénaires dans le futur, un savant du nom de Unthahorsten tente de mettre au point un moyen de voyager dans le temps. Pour tester sa machine, il expédie dans le temps la première chose qu'il a sous la main, des coffrets de jouets d'enfants.
La première boite est découverte au XX° siècle par les enfants Paradine, Scott et Emma.
Spontanément, les enfants comprennent le fonctionnement des jouets et développent des capacités cognitives étrangères aux modes de raisonnement inhabituelles, basés sur l'intuition et l'empirisme. 
Ils communiquent en outre grâce à un langage hermétique. Quant leur père inquiet, veut détruire les jouets, les enfants ont disparus, absorbés dans un univers parallèle inaccessible aux adultes.
Un siècle plus tôt, la deuxième caisse de jouets a été récupérée par une jeune fille, Alice Liddell. trop âgée pour trouver "le chemin", elle dicte à son précepteur Lewis Carroll, le poème Jabberwocky. Ce texte est en fait une clef temporelle qui permettra aux enfants Paradine, qui l'ont décodé, de changer de dimension.

La boucle est bouclée entre SF et fantastique, entre ésotérisme et poésie.

jeudi 5 janvier 2017

L'autre Patrick : Juvet !

Vous connaissez certainement cet artiste, sinon directement, au moins par votre mère ou grand-mère ?

Né le 21 août 1950 à Montreux, ce citoyen helvétique débute très tôt à jouer du piano puisqu'il entre dès 6 ans au Conservatoire de Lausanne.

Après des études dans une école d'arts décoratifs, il est sollicité pour devenir mannequin en Allemagne. De là, il part pour Paris, rejoindre son compagnon et se fait reconnaitre comme compositeur.

Engagé par Eddie Barclay qui produit "La Musica" en 1971, Patrick Juvet compose pour Claude François "Le Lundi au Soleil" et représente la Suisse au Concours Eurovision en 1973 avec "Je vais me marier, Marie" qui se classe 13°.

Il rencontre un jeune musicien, Jean-Michel Jarre, qui paradoxalement lui écrit les textes de ses chansons, comme ce "Love" 

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ou ces "Rêves immoraux"

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Puis, il part pour Los Angeles où il compose ses plus fameux tubes disco "Où sont les femmes" et "I love America".

Mais ce que je préfère ce sont les ballades romantiques, aux musiques lentes comme "Des Bleus au coeur"

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ou "Faut pas rêver", toujours en collaboration avec Jean-Michel Jarre,

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Suivent d'autres titres intimistes qui ne rencontrent pas le succès mérité à l'image de cet autobiographique "De plus en plus seul"

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Patrick Juvet vit une descente aux enfers : les ventes chutent et au fur et à mesure de sa baisse de popularité, il sombre dans l'alcool et la drogue.

Il se reprend au milieu des années 80 et publie un nouveau disque avec, entre autres, "L'amour avec les yeux" en 1987,

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et en 1992 "Solitudes" :

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Dans les années 2000, Patrick participe à plusieurs tournées "Age Tendre et Têtes de Bois".

Passé de "chanteur à minettes" à "Pape du disco", Patrick Juvet est avant tout un  très bon mélodiste et compositeur, comme en témoigne la BO du film "Laura, les ombres de l'été" réalisé par David Hamilton en 1979 :

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lundi 2 janvier 2017

Deschiens for ever

Pour toute une génération, cette série symbolise ce que l'on nomma "l'esprit Canal".

Diffusée sur Canal + en deux séries, la "Classique" de 1996 à 1999 et la "Moderne" de 2000 à 2002,
Les Deschiens furent créés par Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff, d'après leur spectacle "La Famille Deschiens".

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Chaque épisode, qui vient conclure l'émission phare de la chaîne à l'époque, "Nulle part ailleurs", dure entre 2 et 4 minutes. Il est filmé en plan fixe, de face, en une unique séquence.

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On y retrouve une brochette de personnages, en alternance, dans les vicissitudes de la vie quotidienne. Chaque personnage porte le nom du comédien qui l'incarne.
François Morel, Yolande Moreau, Bruno Lochet, Philippe Duquesne, Olivier Saladin, Olivier Broche, Laurella Cravotta et Atmen Kelif nous racontent les histoires de cette équipe de "sans-dents" :

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Les scripts sont définis à l'avance mais les comédiens ont une certaine liberté pour les traiter devant la caméra. Le langage frustre, au vocabulaire parfois défaillant, mêlé à une culture limitée et à des idées souvent étroites, conduisent à la limite de l'absurde voire de la déraison.

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Un classique de la télévision, à voir et à revoir sans modérations !

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